Parties d'Hiver

Il y a des gens en ville qui aiment les jeux de rôles. Venez les retrouver pour en discuter.

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Re: Parties d'Hiver

Messagepar Odillon » Mar Nov 12, 2019 4:43 pm

Ce week-end, longue partie de Magna Veritas avec six joueurs, les quatre de ma précédente partie et deux « nouveaux » :
- Une amie avec qui je n’avais pas joué depuis 7 ans qui incarnait Nina, une lycéenne, ange de Christophe ;
- Un ami avec qui je n’avais pas joué depuis 12 ans qui incarnait André, un facteur, ange de Didier.
Plusieurs joueurs se rencontraient pour la première fois.

C’était le premier scénar Magna Veritas que j’écrivais moi-même et je voulais rester sur le style de « Promotion Canopy » joué cet été entre sérieux et humour absurde, un style qui ne m’est pas complètement naturel. L’histoire se déroule toujours en 1993, comme la première partie.

En avril 1993, André et Nina, alors récemment incarnés dans leurs corps humains, reçoivent pour mission d’enquêter sur un ébéniste polonais, Marcin Goretzka, venu se confesser le matin même à Saint-Germain l’Auxerrois, manifestement en proie à de grands doutes, expliquant sans en dire beaucoup qu’on l’incitait à agir contre ses convictions religieuses et contre « la gloire de Dieu ». Mais arrivés chez lui, les deux jeunes anges découvrent l’artisan assassiné (cloué à une poutre de la maison par un énorme clou métallique) et avec un atelier vide de tout objet en bois alors que la quantité de sciure sur le sol laisse penser qu’il travaillait sur un objet volumineux. L’enquête n’aboutit pas.
En octobre 1993, Pierre (PJ, ange de Daniel incarné dans un RMIste ayant de graves problèmes d’argent) revient d’un boulot d’intérim en tant qu’agent d’ambiance au Parc Astérix quand il est attaqué par deux hommes nus portant des boucliers et des épées qui veulent lui faire dire où se trouvent les anges avec qui il a travaillé dans le scénar précédent (mais les deux guerriers ne disposent pas de leurs noms, seulement de vagues indications les désignant, et ne savent pas qu’il s’agit d’anges). Pierre, qui a passé une sale journée, les massacre avant de découvrir qu’ils sont venus dans une voiture appartenant à Marcin Goretzka. Alerté, Notre Dame décide de réunir les anges ciblés par les « gaulois » et les enquêteurs d’origine pour découvrir de quoi il retourne.


Dans l’univers d’INS/MV, s’il existe un Dieu réel et qui a créé l’univers et tout le reste, les Dieux des autres panthéons existent eux-aussi mais d’une autre manière. Ils sont le fruit des rêves des humains qui ont finit par avoir une existence dans le monde des rêves - avec création de leur petite dimension en propre à la clé - quand un grand nombre de personnes, entendant les histoires des prêtres, ont rêvé d’eux de la même façon pendant des siècles. Plus il y a de croyants d’une religion, plus leur monde des rêves est proche du nôtre, plus les « dieux » ont d’énergie et plus ils peuvent interagir pour développer le nombre de croyants et en tirer des bénéfices.
Le dieu gaulois Esus entre dans cette catégorie.
Au IVème siècle, Gennan, un druide Picton de Vendée n’ayant plus personnes à sacrifier à Esus pour l’honorer, se suicide en sacrifice (je me suis inspiré de cette légende locale vendéenne). Esus le récompense en l’accueillant dans son royaume onirique.

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Quelques années plus tard, les prêtres chrétiens font abattre le chêne sacré d’Esus où Gennan s’était sacrifié et en font deux statues : une représentant Saint George terrassant le dragon (du paganisme) et une de Saint Antoine l’ermite (car les fidèles en pèlerinage clouent un effet personnel à un arbre qui lui est dédié avant de partir, là où les adeptes d’Esus clouaient des sacrifiés à leur Dieu en utilisant cette pratique comme rite divinatoire). Les deux statues, bien que représentant des saints chrétiens, conservent en elles, enfermée, une part de l’énergie d’Esus sur Terre. Au gré des vicissitudes de l’histoire et emportées par des exilés pendant la Révolution française, elles finissent par se retrouver dans la chapelle privée d’une famille noble de la région lyonnaise et dans un musée au Québec.

En 1989, sort le film animé d’Astérix « Le coup du menhir » (qui reprend l’histoire du « Devin » - seul Astérix où il est fait référence à Esus – et du « Combat des chefs ») en accompagnement du lancement du Parc Astérix, la même année. La presse multiplie les publi-rédactionnels et les hors-séries opportunistes sur « nos ancêtres les gaulois », avec son lot d’articles sur les divinités gauloises, et l’imaginaire des Français se peuple, pour un temps, d’images liées aux divinités gauloises, rapprochant temporairement le monde onirique des Dieux gaulois de notre monde et offrant une fenêtre d’opportunité à ces derniers pour agir.

Rachel Leibowitz est une falasha (une juive éthiopienne) adoptée en Israël à la fin des années 70 par un couple franco-israélien fortuné et sans enfant et qui a rejoint la France avec son père à la mort de sa mère dans un attentat lié au lancement de l’Intifada en 1987. Perturbée par ce décès et le changement d’environnement, mal dans ses pompes et subissant le racisme en France (femme noire et juive), elle devient toxicomane et s’enfonce dans la dépression, alternant les passions aussi dévorantes que temporaires pour un sujet et l’inaction apathique complète.

Pistonnée par son père, elle est engagée en 1989 comme stagiaire chez Infogram pour bosser sur l’esthétique d’un projet de jeu croisant un plagiat du succès jeu vidéo du moment, Golden Axe, et l’esthétique gauloise en profitant de la mode associée au lancement du parc Astérix. Elle se passionne pour le sujet et sous l’effet des drogues, finie par arriver en rêve dans la marche des rêves des Dieux gaulois où Esus en profite pour la manipuler et lui faire accepter d’abandonner son corps au profit de Gennan qui s’incarne en Rachel. Son but est de retrouver les deux statues taillées à partir de l’arbre sacré d’Esus et de les utiliser pour permettre à Esus de s’incarner sur Terre. Il est doté d’une grande force, d’une capacité à faire s’incarner des esprits de guerriers gaulois dans des corps et de quelques petits pouvoirs de divination qui lui donnent (quand il tue une personne en la clouant à un objet en bois) des intuitions parfois difficiles à interpréter.

Gennan/Rachel prend (via un homme de paille sur qui il a pris l’ascendant – il lui est difficile de le faire directement vu son corps d’emprunt) le contrôle d’un groupe de skinheads néo-païens. Il fait assassiner le père de Rachel, William Leibowitz, pour toucher l’héritage et financer ses actions dans un premier temps. Il trouve un moyen de chantage sur le Directeur financier du parc Astérix pour qu’il finance son mouvement via des contrats de sécurité pris avec une petite société (que Gennan/Rachel a créé spécialement pour l’occasion et qui emploie ses sbires) et qu’il soutienne dans les instances dirigeantes du parc la création d’un musée rassemblant des objets en lien avec la Gaule afin d’acquérir (ou se faire prêter) les statues.

L’idée du musée fait (très) doucement son chemin quand l’ouverture de Disneyland en 1992 plombe les résultats du parc Astérix qui abandonne ses projets d’investissements et cherche à réduire ses coûts au maximum.

Gennan change son fusil d’épaule. Si le parc Astérix n’acquière pas les statues, il existe un musée privé, moins regardant qu’un musée public, pouvant acheter les œuvres et qui dispose de gros moyens : l’écomusée du Puy du fou. Le parc à thème vendéen a des fonds, ne souffre pas de la concurrence de Disneyland et, en cette année 1993 a une grosse activité en lien avec la commémoration (à sa façon) des guerres vendéennes (première étape du Tour de France 93 partant du Puy du fou, album de Didier Barbelivien sur le sujet de la Vendée et instrumentalisation du parc pour la promo de Philippe de Villiers qui a de grosses ambitions pour les Européennes de 1994).

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Le patron du musée est Hervé Saint-Floriant de la Contrie, un Ange de Didier mégalo et qui, influencé par la mémoire de son corps d’adoption, croit dur comme fer qu’il est promis à un grand destin et que tout ce qui vient de la capitale (y compris les ordres de Notre Dame) est influencé par « le jacobinisme » et l’esprit antireligieux. Gennan/Rachel le convainc grâce à quelques prédictions qu’il est l’incarnation sur Terre de Saint Malachie, saint irlandais à qui on a attribué des dons prophétiques. Il lui assure que les Anges de Notre-Dame le recherchent et veulent le faire taire car il avait vu que le renouveau de la chrétienté viendrait de Vendée et qu’ils refusent de concéder la moindre miette de leur autorité sur les forces du Bien.

Gennan convainc Hervé qu’il a besoin des statues de Saint George et Saint Antoine pour disposer de visions plus claires et aider Hervé à jouer le rôle crucial dans le renouveau de la chrétienté que ses premières « visions » laissent suggérer.

Dans le même temps, Gennan s’éloigne du parc Astérix mais continue d’utiliser le Directeur financier comme vache à lait. Celui-ci, étant moins surveillé, essaye de s’affranchir de son emprise. Il mène une enquête sur la mort de William Leibowitz mais Gennan l’apprend et le supprime. Ce faisant, il perd la plupart de ses liens avec le parc Astérix même s’il y garde quelques agents.

L’objectif de Gennan est de faire acheter les deux statues par l’écomusée du Puy du fou et de les remplacer par des copies qu’il fait faire par un talentueux ébéniste. Mais la famille noble lyonnaise qui possède la statue de Saint-George refuse de s’en séparer. Gennan vole la statue et la remplace. L’ébéniste apprend à quoi servent ses statues (il n’a pas fini celle de Saint Antoine) et se confesse. Gennan le supprime et découvre lors du « sacrifice » qu’un « boiteux » (le PJ ange de Daniel), un « affabulateur s’intéressant aux objets anciens » (le PJ ange de Blandine), « une juge » (la PJ ange de Dominique) et « un homme d’argent en lien avec l’Afrique » (le PJ ange de Janus) sont une menace mais la marche à suivre contre cette menace reste floue.

L’écomusée du Puy du fou trouve un accord pour l’acquisition de la statue de Saint Antoine avec le musée du Québec et la statue doit être livrée pour un retour en Vendée en grande pompe le 3 novembre dans le parc (le dernier jour de la saison avant la pause hivernal) et juste avant le grand meeting de lancement de la campagne de Villiers pour les Européennes de 1994. Gennan planifie le vol de la statue entre son débarquement à Nantes et son arrivée au Puy du fou quand un de ses contacts au parc Astérix repère une étrange « boiteux » travaillant au parc. Interprétant mal ses visions, il envoie deux de ses guerriers gaulois pour le supprimer, mettant ainsi involontairement les Anges sur sa piste.


Les PJ vont enquêter sur le parc Astérix, la mort de l’ancien Directeur financier, celle de William Leibowitz et les cercles facho néo païens, puis partir vers le Puy du fou en pleine préparation du grand événementiel autour du retour de la statue. Ils vont finalement supprimer Gennan en pleine cérémonie visant à permettre le retour d’Esus sur Terre.

La partie a été bien sympa entre scènes sérieuses liée à l’histoire proprement dite et délires sur le côté loufoque des cadres de jeu (le parc Astérix, le Puy du fou avec les chansons de Barbelivien en bande son) et les blagues sur les anachronismes liés au fait de jouer en 1993 et sur les historiques des PJ.

Passé une petite période d’adaptation entre joueurs dont beaucoup ne se connaissaient pas avant le jour de la partie, le groupe a bien fonctionné même si je me suis encore laissé surprendre par le fait qu’un groupe de six joueurs est intrinsèquement plus lent qu’un groupe plus réduit. La partie a duré plus longtemps que ce que j’avais anticipé, obligeant d’interrompre le jeu en pleine nuit du fait de la fatigue pour terminer la partie le lendemain.

Mais tous mes joueurs m’ont assuré avoir apprécié et avoir envie de remettre ça et c’était très cool.
Et en plus, je n'ai strictement rien à vous vendre.
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Re: Parties d'Hiver

Messagepar Odillon » Ven Fév 14, 2020 10:34 am

Ce week-end, partie de ma campagne Magna Veritas années 90, avec six joueurs, dont une joueuse que je n’avais plus eu à ma table depuis bientôt trois ans.
J’avais dans mon groupe trois des quatre perso joué depuis cet été :
- L’archéologue mondain, ange de Blandine ;
- La juge d’instruction, ange de Dominique ;
- L’ancien du SAC gaulliste, ange de Janus.

Les deux persos arrivés dans la dernière partie :
- La lycéenne rebelle, ange de Christophe ;
- Le postier, ange de Didier ;

Et donc, le nouveau perso :
- Une gardienne d’immeuble retraitée de 80 ans, en réalité ange de Jean-Luc, chargée de la protection du Club Fontneuve, cercle d’activités pour jeune fille de l’Opus Dei à Paris qui a subi une tentative de corruption démoniaque quelques années plus tôt.

La partie commence le 8 février 1994, à la Basilique Notre-Dame de la paix à Yamoussoukro lorsque l’ange de Janus, participant comme « ordonnance » officieux de Jacques Foccart aux obsèques de Felix Houphouët Boigny, découvre dans une pièce annexe de la basilique, un cadavre d’un homme habillé en prêtre, qui a visiblement été torturé et qui a le visage brûlé. Si une pièce d’identité trouvée à côté de lui laisse penser qu’il est un prêtre en poste en Côte d’Ivoire qui doit prochainement reprendre une paroisse à Cergy Pontoise, ses empreintes révèlent qu’il s’agit d’une toute autre personne. Surtout que le prêtre en question est vivant et se porte bien.
La victime est un certain José-Maria Uvayu, l’individu qui avait tenté de corrompre des jeunes filles du club Fontneuve.
Pour les forces angéliques, cette découverte est une grande surprise.
En effet, Uvayu était un ancien séminariste devenu policier, officiellement mort en service en tombant en voiture dans le canal à Saint-Denis mais dont le corps n’avait pas été retrouvé.
Il avait, par la suite, pris l’identité d’un prêtre espagnol que personne ne connaissait à Paris et à qui il ressemblait un peu qui devait venir enseigner au Club Fontneuve. Il avait corrompu des jeunes filles qui avaient agressée un SDF en suivant ses enseignements et les deux policiers qui étaient venus l’interpeler avaient été tués, nuque brisées, sans qu’ils aient eu la possibilité de se défendre et Uvayu avait disparu.
Pour les forces angéliques, l’affaire était simple :
- Le policier était bien mort en service ;
- Son cadavre avait été investi par un démon ;
- Le démon avait tenté de corrompre une institution religieuse mais ses ouailles avaient manqué de discrétion ;
- Repéré, il avait tué les deux policiers venus l’arrêter avant que les forces du Bien soient prévenues de l’affaire et il avait pris la fuite.

Sauf que si son cadavre a été retrouvé, il ne s’agissait pas d’un démon et tout portait à croire qu’il s’apprêtait à, à nouveau, prendre l’identité d’un prêtre venant en métropole où il n’avait pas d’attaches et qui, lui-aussi, devait s’occuper de jeunes.
Mais, dès lors, pourquoi le policier s’était fait passer pour mort et avait changé de comportement aussi radicalement ? Qui l’avait aidé pour tuer les deux policiers ? Pourquoi voulait-il, à nouveau, prendre l’identité d’un prêtre ? Qui l’a tué et torturé ?

C’est ce que doivent découvrir les PJ.

Expliquons maintenant dans quoi les PJ ont mis les pieds.
Sparx est un Démon de Grade 3 de Malphas qui a toujours été fasciné par la capacité humaine à utiliser la théologie pour justifier des atrocités. Il y a quelques décennies, il a mis au point un plan, consistant à écrire et propager sous le manteau un faux évangile, l’Evangile de Barthélémy et lui a créé une histoire : il s’agirait d’un texte écrit par Barthélémy, apôtre de Jésus qui aurait été censuré et détruit après le concile de Nicée.
D’après cette fausse version de l’Evangile, après le déluge, Noé aurait maudit Cham et Sem et aurait béni le seul Japhet et ce sont les seuls descendants de Japhet que Jésus serait venu sauver lors de sa venue sur Terre. Mais les descendants de Cham et Sem auraient travestis les Evangiles de façon à régner sur le monde.
Il a réussi à convaincre de jeunes hommes de la véracité du texte et en a convaincu de devenir séminaristes et prêtres tout en masquant leurs vraies croyances pour qu’ils forment à leur tour d’autres disciples, tous étant convaincus qu’ils sont des « descendants de Japhet ».

Cette hérésie se développe donc au cœur de l’Eglise à l’insu des forces angéliques et des fous furieux sont convaincus qu’ils servent Dieu tout en propageant une doctrine élitiste qui les pousse à s’en prendre secrètement aux « descendants de Cham et Sem » qui, dans leur logique, ne sont censés que servir d’exutoires ou d’esclaves aux vrais humains bénis de Dieu.

Ce groupe se renforce progressivement, à l’insu de tous.

Ce développement passe également par l’acquisition de moyens mystiques qui doivent servir – le moment venu - à assurer le règne des « fils de Japhet ».

Lorsque Dieu décide de détruire Sodome et Gomorrhe, ile envoie Gabriel – armé de son épée de feu – détruire les deux cités. L’arme de Gabriel est faite d’un feu qui détruit les corps mais aussi les âmes de ceux qu’il frappe.
Après la destruction, des mortels, convaincus qu’ils doivent poursuivre l’œuvre de purification de Dieu préservent quelques flammes des décombres et les gardent, masquant leur activité derrière les divers cultes consacrés à la préservation d’un foyer éternel. En secret, ce type de culte existe encore de nos jours.

Au début des années 90, un culte secret de Vesta, en région parisienne, qui préserve un de ces feux, est attaqué, le feu volé et ses membres tués.
Se faisant passer pour morte, une des cultistes identifie un des assaillants : José Maria Uvayu.
Elle prend ensuite la fuite et part vers un culte « frère » en Inde, caché dans un temple du feu du zoroastrisme.

Elle les persuade de l’aider et le groupe se met en chasse de José-Maria Uvayu qu’il retrouve en Cote d’Ivoire et qu’il tue avec une lame de feu du culte après l’avoir torturé pour lui faire donner le nom de ses complices.

Les PJ vont donc devoir mener l’enquête entre des prêtres dévoyés associés à des démons (qu’ils prennent pour des anges) et des humains disposant du feu divin lancés à la poursuite de cette opération démoniaque qui laissent des cadavres torturés et brûlés derrière eux.

Les PJ vont enquêter, découvrir un prêtre tueur en série, un exemplaire de « l’Evangile de Barthélémy », faire une alliance fragile et de circonstance avec le groupe possédant le feu divin, trouver où l’hérésie démoniaque cache le « feu divin » (dans une pizzeria au feu de bois ouvert 24/7) et mener l’assaut contre des hérétiques et des démons pizzaïolos en plein VIIème arrondissement.

Malheureusement pour les Anges, les vestales/zoroastriens profitent de la bataille pour s’enfuir et l’enquête démontre que l’hérésie est bien plus développée que le seul cercle qu’ils ont détruit.

Autre découverte, ils comprennent que l’assaut contre le culte de Vesta au début des années 90 n’a pas été mené par des démons mais des Anges qui, par la suite – sont devenus renégats et qu’ils ont croisé lors de la première partie « Promotion Canopy », ce qui laisse penser que le plan de Sparx a des ramifications au sein des forces du Bien.

La partie a été sympa même si la taille du groupe (six joueurs) est un peu frustrante car elle ne permet pas nécessairement à tous les joueurs de s’exprimer et d’agir autant qu’ils le souhaiteraient.

Je me tiens au style du jeu (qui continue de ne pas m’être naturel) mêlant intrigue fantastique contemporaine « sérieuse » et humour absurde à base de jeux de mots sur les noms des PNJ, de PNJ loufoque ou de situations comme un combat dans une pizzeria démoniaque avec attaques de pizzas pourvues de dents.

Ca me plait mais je ne jouerai pas à ce jeu pendant des années.
Et en plus, je n'ai strictement rien à vous vendre.
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