Cinéma...

Pour parler du reste et raconter des histoires horribles au coin du feu.

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Messagepar Jorune » Jeu Avr 16, 2015 10:35 pm

Oh my God!

Aaarrrggghhh!

J'avais juré de ne pus jamais me faire avoir!

Mais là...j'ai juste envie de me précipiter à la première en hurlant!

Énorme!
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Re: Cinéma...

Messagepar BigDaddyMars » Jeu Avr 23, 2015 2:51 pm

Rom1 a écrit:Alors Avengers - l’Ère d'Ultron. Je spoile un peu hein, mais je vais pas tout baliser donc soyez préviendus.

Bon : j'ai adoré malgré une paire de scories (comme il a été fait mention, y a deux ellipses conjointes au milieu un peu gênantes).
J'ai surtout admiré la continuité dans laquelle le film s'inscrit : il reprend bien les intrigues des opus précédents (Hydra, le trauma de Stark, les Pierres d'Infinité...) et les lie en un tout cohérent qui se permet en plus de leur donner plus d'ampleur - jusqu'à poser les jalons de la phase 3 (Civil War, Ragnarok et Infinity War clairement + une légère introduction du Wakanda). A ce niveau, le scénario est vraiment bien conçu et bien mieux rythmé que l'opus précédent. De même, l'alchimie entre les Avengers fonctionne très bien jusque dans ce qui les oppose. Contrairement à ce qu'on pouvait craindre, l'équipe n'implose pas même si elle en est proche, elle parvient à sortir grandie de ces épreuves ; dans tous les sens du terme puisque le film introduit (ou recycle) d'autres héros qui serviront sans doute en phase 3 (la Sorcière rouge, Vision, War Machine...) tandis que d'autres font un petit break. En ce sens, le film s'inscrit bien dans une logique comic-book de renouvellement des membres de façon intelligente - il y a du Roy Thomas dans la scène finale.

Comme souligné, on a un très bon rythme. L'introduction nous rappelle qui sont les Avengers directement dans l'action et remet en place le groupe et les relations entre les membres de façon ludique. Puis on entre dans le vif du sujet très vite : Ultron ne tarde pas à apparaître et à mettre en branle son plan et de là, tout s'enchaîne vraiment harmonieusement : scènes d'action et développement scénaristique se répondent jusqu'au climax qui envoie quand même bien le bois (même si les râleurs vont encore se plaindre que la menace est un truc qui va s'écraser - mais en plus gros cette fois).
Parmi les bonnes surprises, le personnage de Vision bénéficie d'une belle introduction dans le récit (on regrette de ne pas plus le voir durant le final, même s'il a ses moments). Les jumeaux Maximoff sont bien exploités, leurs raisons d'agir restent cohérentes dans un sens puis dans l'autre et ils ne cannibalisent pas le récit. Assez pertinemment, le film s'efforce de mettre en lumière les Avengers qui ne bénéficient pas de leurs propres films : la Veuve noire, Hawkeye et Hulk ont droit à des développements intéressants tandis que le scénario capitalise sur ce que l'on sait déjà de Cap, Iron Man et Thor et ne s'attarde pas sur eux plus que de raison - bien qu'ils restent la trinité de l'équipe et s'arrogent de bons gros morceaux de bravoure.
L'humour est toujours présent mais moins que dans le premier Avengers. La sombritude redoutée au vu de certaines bande-annonces n'est cependant pas si appuyée que cela : si certes l'équipe traverse une mauvaise passe à un moment, on reste dans un esprit comic-book héroïque avant tout. Quand il faut sauver le monde, nos héros ne tergiversent plus, mettent leurs rancœurs de côté et partent au combat. Il est d'ailleurs très cool de voir que les civils sont fréquemment mis en scène afin que les Avengers les sauvent des dégâts collatéraux de leurs affrontements.

Du point de vue de la réalisation, c'est solide - sans génie mais largement satisfaisante. La logistique de tournage était sans doute trop lourde pour se permettre trop de fantaisie mais la mise en scène fait très bien le job, notamment durant les scènes d'action. De ce point de vue, on est gâtés : entre l'introduction, l'Afrique, Iron Man vs Hulk, la Corée et enfin le gros morceau final... Ces séquences parsèment le film régulièrement pour relancer l'intrigue et les pouvoirs et capacités des super-héros sont bien utilisées - pas mal d'inventivité et de travail chorégraphique à ce niveau. D'autant que le boulot autour des personnages étant assuré en amont, on est impliqué comme il faut.
Tout au plus pourrait-on se plaindre d'un manque partiel de lisibilité : mais j'ai vu le film en 3D et l'image était hélas assombrie. Je tenterai une séance 2D pour voir ça à tête reposée. Mais quelques scènes d'action ont lieu dans la pénombre, ce qui n'est pas forcément l'idéal. De plus, le nombre de protagonistes dans la mêlée est parfois une gène pour voir qui fait quoi de façon claire - c'est plus clair dès lors que l'action s'attarde sur un ou deux Avengers.

Le film n'est bien sûr pas parfait. Outre ce que j'ai déjà mentionné, on peut aussi regretter que le plan d'Ultron soit un peu confus par moment. Beaucoup de personnages implique que certains soient plus mis en avant que d'autres - et selon nos préférences, on peut se sentir frustré. Whedon nous gratifie hélas de son gimmick préféré (une mort assez inutile et décevante même si je peux la comprendre dans la logique interne de la continuité du Marvel Universe ciné).
Mais il y a à côté de réelles qualités qui emportent l'adhésion : un amour palpable du matériau de base et une véritable ambition dans la continuité et la construction / synthèse de cet univers partagé notamment , qui font que l'on a envie de passer outre les quelques soucis pour profiter à fond du film. Si Avengers - l’Ère d'Ultron ne bénéficie plus de l'effet surprise de voir cette équipe prendre vie sur grand écran, il consolide tout ce qui a été bâti précédemment et pose de nouvelles fondations pour la suite. Suite que j'attends donc pour ma part avec impatience.
Et dans l'intervalle, je vais sans doute me revoir une paire de fois ce film.
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Re: Cinéma...

Messagepar StephLong » Sam Mai 02, 2015 10:06 am

Vu Ultron hier.

J'ai passé un très bon moment même si sur la toute première scène j'ai eu un peu de mal avec la lisibilité de certains plans. Ensuite il n'y a plus eu ce souci.

Les personnages qui méritaient un développement y ont droit en particulier Oeil de Faucon qui a un gros score en Humanité.

Le rythme est soutenu, il y a de la tension et une petite touche d'humour plus légère que dans le volet précédent.

Vivement la suite !!!
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Re: Cinéma...

Messagepar Rom1 » Jeu Oct 22, 2015 8:50 am

C'est vraiment excellent Seul sur Mars.
Alors qu'on pouvait craindre un one-man-show de Matt Damon à base de considérations techniques imbitables pour le spectateur, le film parvient à s'équilibrer de façon inattendue.
Déjà, si l'aspect "débrouille scientifique" est certes mis en avant, ce n'est jamais abscons ou ennuyeux mais toujours ludique et directement imbriqué dans l'histoire. De plus, le personnage principal fait montre de beaucoup d'humour - une façon pour lui de dédramatiser sa situation et d'éviter de sombrer dans la folie. Cela allège le film - dont le postulat aurait vite pu s'avérer pesant.
De plus, l'action ne se déroule pas que sur Mars. Toute la partie terrienne se révèle passionnante aussi, avec la NASA qui se creuse la tête pour trouver le moyen de secourir le naufragé. Les scènes à bord de l'Hermès avec le reste de l'équipage - bien que plus rares - bénéficient d'un design somptueux et d'un casting de choix (Jessica Chastain & Kate Mara en tête...).
Au final, toutes ces intrigues se rejoignent alors que convergent les efforts de toute le monde pour sauver le héros - tout cela au cours d'un climax qui scotche bien au fauteuil. Si on ajoute à tout ça une mise en scène efficace et toujours au service du récit, des décors martiens sublimes, un côté hard-science pas lourd mais bien agréable à l’œil, une bande-son entraînante, une belle diversité dans le casting... et bien on tient un excellent film qui tient ses promesses sans en faire trop.
De plus, pour ma part je suis plutôt content de voir que les gens vont probablement se déplacer en masse pour aller voir un blockbuster racontant comment un scientifique utilise ses connaissances et son intelligence pour survivre, aidé par un tas d'autres scientifiques utilisant leurs connaissances et leur intelligence dans le même but.

Ah si quand même, il y a un truc un peu bizarre dans ce film.

Sean Bean ne meurt pas à la fin...
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Re: Cinéma...

Messagepar Mithriel » Ven Oct 23, 2015 7:24 am

Mais où est la balise ANTIspoiler ?! :8o
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Re: Cinéma...

Messagepar Odillon » Ven Oct 23, 2015 2:15 pm

Rom1 a écrit:Toute la partie terrienne se révèle passionnante aussi, avec la NASA qui se creuse la tête pour trouver le moyen de secourir le naufragé.


Avec ce film, après Il faut sauver le soldat Ryan et Interstellar, on peut quand même constater que le montant de pognon qui a été dépensé pour sauver Matt Damon est vertigineux. :;p
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Re: Cinéma...

Messagepar Odillon » Mer Nov 18, 2015 6:08 pm

J'ai profité d'une des rares soirées sans ma fille pour aller voir Spectre hier soir avec mon épouse. Je n'aurais pas dû. J'ai trouvé ça très mauvais.

J'ai malheureusement le même rapport à James Bond que ces lecteurs d'Astérix qui considèrent qu'il n'y a plus de bons albums dans cette série depuis la mort de Goscinny mais qui continuent d'acheter les nouveaux albums pour disposer de la collection complète. Je suis pareil, je considère que la saga James Bond compte plus de mauvais films que de bons mais je les vois tous. Je pousse l'inconscience à y aller à chaque fois en me disant que celui là sera bien (et en fait, non). Le marketing bondien opère sur moi avec une facilité déconcertante alors que je me considère plutôt comme bien armé pour lutter contre la propagande publicitaire.

Les principaux reproches que j'ai à adresser au film étant d'ordre scénaristique, cette critique sera constellée de spoilers. Ne la lisez pas si vous souhaitez voir le film ensuite.

Le pré-générique est très bon. Le Dia de los Muertos de Mexico est bien filmé, les scènes d'actions spectaculaires, Daniel Craig y campe un James Bond à la fois classe et inquiétant en tueur froid mais il se prend aussi des coups et on retrouve le James Bond dangereux mais potentiellement faillible de Casino Royale. Ca marche bien, ça fait espérer beaucoup. Plus dure est la chute.

Car, par la suite, les fautes de goût scénaristiques sont légions.
Comme pour Mission Impossible 5 (vu également, pas aimé non plus), les personnages passent d'un lieu à un autre par le biais de découvertes d'informations providentielles et peu crédibles (et parfois à peine compréhensibles mais qu'on nous demande d'accepter comme "logiques"). Dans Spectre, le pire de ces passages de découverte d'informations est sans doute celui où Q découvre un organigramme complet de Spectre en scannant une bague (pourquoi ? comment ? mystère ! il a juste un super ordinateur qui doit lui permettre de faire ça, on ne sait comment).

L'organisation de Spectre, parlons en. Lors de la réunion interne à laquelle on assiste, on voit une organisation structurée et policée ressemblant à un Conseil d'administration (image classique des réunions de Spectre dans la saga) mais où il semble admis qu'une montagne de muscle semi-débile peut s'élever rapidement dans la hiérarchie s'il tue devant tout le monde à mains nues le type dont il ambitionne la place. On se demande comment la quinquagénaire allemande de 40 kilos qui intervient quand Christoph Waltz entre dans la salle a pu rester au conseil aussi longtemps et pourquoi d'autres gros bras n'ont pas encore cherché à faire un peu d'ascension sociale.

Le plan de Spectre vise à contrôler l'information des principales agences de renseignement. OK, c'est un objectif qui lui correspond. Mais putain, le reste du plan n'est jamais crédible car les actions des gouvernements visés ne le sont pas. En effet, on a un projet de rassemblement volontaire des bases de données de renseignement des grands pays (hein ? Déjà que les agences gouvernementales d’un même pays ne communiquent pas entre elles) centralisé par les Britanniques (pardon ?) sous contrôle d'un haut fonctionnaire britannique nommé par le gouvernement de Londres (quoi ?) qui opèrera depuis un bâtiment et via une technologie offerts par un donateur privé anonyme (What the fuck ?!!). Là, ma suspension d’incrédulité s’est fracassé gravement et pourtant pour du Bond, je suis bon public, j’avais même à peu près accepté le laser géant nord-coréen dans Die Another Day.

Ce n’est pas le seul moment WTF du film. Ainsi, James Bond est torturé par une machine qui est sensée progressivement lui détruire les zones du cerveau et le rendre aveugle puis l’empêcher de reconnaître les visages mais qui (sans explication) ne lui fera rien d’autre que mal sur le coup sans provoquer aucune des séquelles annoncées. L’acupuncture douloureuse comme méthode de torture n’est pas très convaincante.

Mais je crois que le plus raté de tous les éléments scénaristiques s’incarne en Blofeld qui cumule les tares :
Pour une raison inconnue, les scénaristes semblent penser que les spectateurs sont des idiots qui ne connaissent rien à la saga James Bond et vivent coupés du monde.
C’est la seule explication qui justifie :
- Le fait qu’on fasse apparaître Christoph Waltz de dos ou dans l’ombre pendant la première heure du film (alors qu’une partie de la promo s’est basée sur le fait que c’est lui qui jouerait le méchant et que sa tête est connue) ;
- Le fait qu’on présente comme une grande révélation au 2/3 du film qu’il se fait appeler Ernst Stavro Blofeld (Putain ! sans blague ?! Le type « mystérieux » qui dirige Spectre, en vrai, son nom c’est Blofeld ? Quel incroyable et saisissant twist !)
Ce Blofeld campé par Waltz va se voir attribuer certains éléments typiques du Blofeld des précédents films mais à l’état de traces complètement anecdotiques : images passagères d’un chat angora qui a 3 secondes de présence à l’écran, Blofeld récupère une cicatrice comme Donald Pleasance dans On ne vit que deux fois et autres conneries. Mais ces éléments ne sont là que pour le clin d’œil peu subtil et peu intéressant aux précédents films. Ils ne servent à rien.
Par contre, Blofeld connait une évolution majeure par rapport à ses précédentes incarnations : il nous est servi à la sauce du plus éculée des tics scénaristiques actuels : le double maléfique (qui semble être devenu le méchant indépassable des blockbusters récents).
Pourquoi Blofeld est méchant ? Parce qu’il est jaloux que James Bond, enfant, lui ait volé l’affection de son papa quand il était ado.
Alors, dans Skyfall, même si je trouvais ça super mal amené et mal foutu, j’étais prêt à admettre le principe du coup de l’ancien agent abandonné par M, en qui il voyait une mère de substitution, voulant tout faire pour la détruire (je l’ai dit, je suis prêt à aller assez loin dans la suspension d’incrédulité). Comme Bond est au service de M, il y a confrontation alors que certains points de leurs parcours se ressemblent. Admettons.
Mais, essayer de nous refaire le coup de l’Œdipe mal géré le film suivant, en nous expliquant que tous les films avec Craig reposent en fait là-dessus et que Spectre n’existe que parce qu’un ado n’a pas aimé que son père soit proche d’un autre enfant lors de vacances au ski, Non ! Non ! Et Non ! C’est incohérent. On n’y croit pas une seconde et- en plus ! - ça ajoute une couche d’incohérence à tous les précédents films qui n’en avait pas besoin vu les problèmes intrinsèques qu’ils avaient déjà.

Surtout que cette révélation est remarquablement mal amenée, Blofeld étant affublé jusqu’à la fameuse révélation du nom « Blofeld » d’un nom autrichien qu’on ne connait pas et dont on se contrefout. Ou qu’on ne comprend pas, ce fut mon cas : j’ai passé la moitié du film à me demander d’où sortait ce nom et pourquoi je n’en avais pas entendu parler avant, passant un certain temps à essayer de me souvenir dans quel film on avait bien pu le croiser alors qu’il s’agit d’un élément que le spectateur ne peut pas comprendre avant la longue et verbeuse (et chiante !) révélation sur la relation ancienne entre Bond et Blofeld.

Je m’arrête là sur le scénario mais j’aurais des tas d’autres choses à en dire.
Ce n’est pas le premier James Bond à avoir un scénario bancal mais normalement, cela est compensé par un rythme soutenu et des scènes d’actions spectaculaires qui font qu’on ne se pose pas trop la question au visionnage. Sauf que, comme Skyfall, Spectre est (beaucoup !) trop long et on n’a bien le temps de cogiter pendant le film.

Spectre a même une bien moins belle photo (un des atouts de Skyfall) et des scènes d’action moins intéressantes que son prédécesseur (qui n’avait pourtant pas mis la barre très haut).
Bref, on n’est pas loin du ratage intégral. C’est dommage pour Daniel Craig qui interprète un Bond intéressant mais qui n’a joué que dans un seul bon Bond, son premier.
Et en plus, je n'ai strictement rien à vous vendre.
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Re: Cinéma...

Messagepar Sevoth » Lun Déc 14, 2015 5:48 pm

J'écris, les doigts pinçant l'arête de mon nez, après avoir vu Agent 47.

Je n'avais pas spécialement apprécié la première version ciné de ce personnage de jeu vidéo, Karim Debbache en fait une excellente critique dans son émission Crossed, je t'invite à le voir sur Youtube (et tous les crossed du coup, c'est une super émission digne héritière du nostalgia critic américain).

J'ai donc regardé sans enthousiasme Agent 47, bercé de préjugés suite au visionnage du trailer, mais avec un fond d'espoir (ne me demande pas d'où il venait, j'en sais rien, je suis un éternel optimiste qui pense que les choses vont s'arranger...Bref).

Je me suis fait avoir. Mais pas fait avoir comme je m'étais fait avoir par Battleship Yamato ou Albator (qui ont des trailers terribles pour des films à chier...Mais tellement). Je me suis fait avoir par un trailer qui présentait un truc pas terrible, mais qui me promettait un film d'action regardable.
Faux archi faux. Moi qui suis un fan de film d'action en tout genre, je n'en ai même pas eu pour mon argent à ce niveau.
Le film n'a RIEN pour lui.

scénario quasi inexistant ("bonjour, on a perdu la technologie pour faire des super agents, et une agence internationale quasi non définie veut récupérer la méthode pour ... Faire une armée d'agents" - Ajoute un gramme de bullshit genre le père de la technologie a programmé sa fille avec ce qui ressemble à des pouvoirs psy). Et ce qui est à gerber c'est qu'il y a 3 scénaristes là dessus. TROIS SCÉNARISTES.

Acteurs inadaptés. Pour le dire poliment. Je sais ça a l'air péremptoire, mais comment trouver les mots pour un type qui passe son temps à faire Léon jouer par Kevin Costner ? A une fille qui navigue entre le bullshit et le pathétique. Et comment sauver les rôles de Le clerc et du professeur en génétique qui sont juste des accessoires, des branches fragiles auxquelles le ou les scénaristes ont tenté de s'accrocher tout le temps de leur bouse minable.
L'exercice est bien trop ardu pour moi.
Tu devras me croire sur parole.

Reste Zachary Quinto et son John smith (sérieux...putain ...sérieux ...). A la limite pourquoi pas ? Un antagoniste incarné par un acteur qui a sacrément fait ses preuves dans Star trek, ça le fait. son rôle est le suivant : il joue un type qui fait croire à la fille qu'il est son ami, et en fait non, c'est pas vrai. Et il a une technologie bullshit aussi : une armure subdermale qui fait que tu peux pas le tuer avec des balles ou un couteau, lol.
Grosso modo Zachary "Spok" Quinto a accepté un rôle de brute dans un film de jeu vidéo. Zachary, à la question "dois tu changer d'agent ?" la réponse est non, bien sur. Brûle le, pends le par les parties, matraque le à coups de batte, et défenestre sa famille. Dans le sens que tu veux.

Mais rentrons deux secondes dans les détails du film pour mieux comprendre l'apothéose, le mètre étalon du film produit pour cracher du film par l'industrie hollywoodienne actuelle.

Réalisateur : Aleksander Bach.
J'ai un peu cherché. j'ai trouvé ça sur sa fiche wiki : "Bach started his career as a music video director and then ventured into making advertisements for several major clients."
En 2015, il commet Agent 47. c'est son premier (et pas le dernier, je le crains) long métrage. Et c'est tout.
Cet historique permet d'un peu mieux comprendre pourquoi le film est aussi profond qu'un clip de Maitre gims.

Mais, plus profondément encore, les anecdotes drôles autour du film (disp sur allo ciné) : "A l'instar d'un Jason Bourne et bien d'autres personnages de ce type, l'Agent 47 a beau être un assassin hors pair, il s'agit également d'un être humain qui souffre et qui est tiraillé par ses propres questions existentielles : "Peut-on vivre sans connaître la peur, l'amour, toute émotion qui fait de nous un être humain ? Cette question est au centre du film", explique le metteur en scène."

J'ai envie de dire, sincèrement : va mourir, Aleksander.Va vraiment mourir. Parce que ton film ne fait qu'une chose, trouver des accroches de dialogue prétextes au montage des scènes de baston. Oui, à un moment du film, la fille (je vais pas l'appeler autrement), jette comme un gros pavé au milieu de la mare et sans rapport aucun avec ce qui se passe : "mais au fait, tu aimes et tu as peur, agent 47, n'est ce pas ?". Et c'est tout. Pas à un seul moment, la moindre question philosophique n'émaille ce tas de néant qu'est Agent 47. Pourquoi ? Parce que la précédente itération avait tenté de le faire. Mais les producteurs ont jugé que le film y perdait en intérêt (ils ont donc ajouté la scène de baston dans un wagon de la gare montparnasse : cf la critique de Debbache). Ce film n'a jamais eu la moindre chance dès le départ.

Mais le pire...Le pire, c'est que l'inspiration autour de John Wick est totalement flagrante. Toutes les chorégraphies de combat ou presque reniflent la mise en scène choisi pour ce film qui endosse l''héritage de shoot em up avec un tantinet d'originalité au contraire de ce navet périmé qu'est Agent 47.
Et tout est nul...Mais nul...C'est mou, même en caméra dynamique. Rien n'a de sens. Mention spéciale aux troopers qui tombent comme des mouches en tirant pire que leurs homonymes de star wars, et qu'on anonymisent avec des tenues de paint ball. Sur le plan artistique, il y a pas un pet d'effort.

Mon problème c'est qu'agent 47 fait 650 000 entrées en france, et que ce chiffre justifie à lui seul que Bach retravaille sur la franchise, ou pire sur un autre film. Ca justifie qu'Hollywood consacre encore 35 millions de dollars à la création de ce genre de daube infecte (il a rapporté 85 millions, il est donc rentable).

Ca me fatigue de voir ça. Si j'ai plus le cinéma, et de moins en moins les jeux vidéos, si mes joueurs prennent de moins en moins de temps pour le jdr, je vais plus avoir grand chose, sérieux...
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Re: Cinéma...

Messagepar Rom1 » Sam Déc 19, 2015 1:52 pm

CA SPOILE MAIS JE METS PAS DE BALISES PARTOUT DONC LISEZ PAS SI VOUS NE L'AVEZ PAS VU !

Alors ce Star Wars épisode VII - le Réveil de la Force !

De mon côté, je suis conquis sans réserve. J'ai retrouvé le (good) feeling d'un vrai Star Wars et ce dès le début. C'est d'ailleurs l'exploit de toute la première partie : nous renvoyer dans cette galaxie lointaine, il y a très longtemps, sans en faire trop pour l'introduction. Ça démarre in media res comme il se doit : un stormtrooper (Finn) qui dépasse son conditionnement et déserte, un héros de la Résistance (Poe Dameron) qui s'échappe avec lui et zou - des personnages présentés dans l'action (tout comme le sera Rey juste après) avec dynamisme et qui deviennent immédiatement sympathique (là aussi, un sans faute : tous les nouveaux emportent l'adhésion, même BB8).
A partir de là, tout s'enchaîne avec rythme et naturel. Chaque péripétie en amène une autre, d'anciens personnages reviennent, la situation galactique est évoquée lors de dialogues qui ne surlignent pas tout (exactement de la même façon que dans la trilogie originelle), les révélations (comme l'identité de Kylo Ren) arrivent tout simplement - là encore sans chercher à en faire un énorme twist (les personnages connaissent la situation, ce n'est que pour le spectateur que c'est une surprise), etc.
La durée du film est idéale (semblable à celles des opus de la trilogie originelle, d'ailleurs) et il est impossible de s'ennuyer au cours de ces deux heures.

Ce qui est très intéressant dans ce Réveil de la Force, c'est qu'il est un miroir inversé de la trilogie originelle. Certes à première vue, on pourrait y voir un quasi remake en reprenant les grandes lignes - sans beaucoup d'inventivité. Mais en réalité, si on creuse plus, on s'aperçoit que cet épisode est profondément désabusé : il nous raconte l'échec de la génération précédente, celle qui avait pourtant tout pour réussir - et y était parvenu en mettant l'Empire à genou.
Là, une nouvelle République s'est bien formée mais elle semble loin de recouvrir toute la galaxie. Le Premier Ordre a pu se construire sur les restes de l'Empire en marge et une Résistance s'organise dans les systèmes qu'il contrôle. En 30 ans, la paix et la concorde ne sont pas revenus : et pour cause ! Luke a échoué à devenir un maître Jedi et s'est retiré en exil après la décimation de ses apprentis, son propre neveu est passé du Côté obscur, Han Solo a fui ses responsabilités de père en replongeant dans des magouilles, et même Leïa - au lieu de diriger la République comme elle semblait y être destinée - a préféré rejoindre la Résistance, comme pour se plonger à nouveau dans la guerre en guise de punition.
De ce fait, il faut l'émergence d'une nouvelle génération capable de faire mieux que ses aînés : Rey, Finn, Poe, d'autres sans doute... Ce qui explique pourquoi le film les fait passer quasiment par les mêmes épreuves : fuite dans la galaxie, confrontation avec le côté obscur, quête à accomplir, lutte désespérée contre une arme surpuissante, etc. Et chaque étape est un succès pour ces nouveaux héros : la station Starkiller est détruite, Finn cesse de fuir son passé et l'affronte, Rey ne cède pas à la tentation et s'éveille à la Force, Luke est finalement retrouvé... A la fin de cet épisode, ces protagonistes ont donc déjà triomphé de la plupart des épreuves que leurs prédécesseurs ont eu tant de mal à surmonter - reste à présent à aller de l'avant, à voir ce que nous réserve la suite.
Le scénario a donc parfaitement conscience de sa filiation et il s'en sert à deux niveaux : rassurer les fans avides de retrouver un certain esprit (d'autant plus après la prélogie...) en leur offrant en grande partie ce qu'ils attendent mais aussi se détacher du passé en le revisitant habilement afin de régler les vieilles dettes. Le récit affranchit ainsi ses héros de leur héritage en un digest aussi ludique que nécessaire à leur parcours initiatique - leur permettant dès lors de trouver leur propre destin dès le film suivant.
Kylo Ren est assez représentatif de cette approche en miroir inversé. Il se veut le nouveau Darth Vader, il le proclame même. Mais il est son double en négatif : un jeune homme décidé à rejoindre le Côté obscur mais toujours tenté par la lumière et qui a besoin d'une dernière étape pour basculer définitivement. Là où Vader redevenait un Jedi en sauvant son fils, Kylo Ren devient un séide du Côté obscur en tuant son père : difficile de faire plus symbolique ! L'acteur parvient d'ailleurs l'exploit de pulvériser en quelques plans l'interprétation de Hayden Christensen dans le rôle d'Anakin en jeune homme tourmenté et déchiré entre les deux aspects de la Force.

La facture technique du film m'a impressionné à deux niveaux.
Tout d'abord, le Réveil de la Force n'en fait jamais trop et ne cède jamais à la surenchère. La Résistance a peu d'hommes et de vaisseaux, on se doute que le Premier Ordre se repose beaucoup sur les acquis de l'Empire et a mis tous ses moyens dans la station Starkiller - du coup, les batailles spatiales impliquent essentiellement des chasseurs. Pas d'armées de Jedi ou de Sith non plus (même si sont évoqués les Chevaliers de Ren) : un seul adapte de la Force de chaque côté, peu de duels au sabre mais bien menés et possédant une imbrication dramaturgique dans le récit. Cette trilogie a l'intelligence de démarrer doucement, à petite échelle (là aussi, peu de planètes visitées) afin de laisser la suite prendre toute son ampleur et de respecter le crescendo que l'on est en droit d'attendre d'une telle saga.
Ensuite, j'ai souvent trouvé la réalisation très élégante. Sobre mais pleine d'à propos : beaucoup d'éléments passent par les regards (l'échange silencieux entre Poe et Finn avant la dernière bataille) et une véritable complicité entre les personnages (reflet de l'alchimie entre les acteurs). Parvenir à deviner les sentiments d'un stormtrooper à travers son masque souillé de sang, bel exploit ! Il y a d'autres exemples, comme le léger travelling arrière durant les retrouvailles entre Han et Leïa - comme pour inviter le spectateur à rester en retrait durant ce moment d'intimité. Cela s'étend aux scènes d'action : des dogfights aussi clairs que dynamiques (et propices, aux belles actions, merci Poe !), des échanges de tirs brutaux (les blasters, ça fait mal !), des combats au sabre plus proches de l'escrime médiévale que des acrobaties hongkongaise, des idées visuelles fortes et marquantes (les X-Wings en rase-motte au dessus d'un lac)... De la retenue et de l'inventivité, au service du film et de ses personnages.

Bref, je suis pleinement satisfait de ce Star Wars épisode VII - le Réveil de la Force.
Sous ses dehors d'opus faussement trop obséquieux, il opère en réalité un basculement vers l'avenir en évacuant le passé et prépare brillamment le terrain pour la suite - que l'on espère pleine de surprises et de révélations inédites (qui est Snoke ? qui est Rey ? comment Kylo Ren a-t-il basculé ?).
A la fois humble et ambitieux, le film excite l'imagination comme la trilogie originelle le faisait (en dessinant un contexte à demi-mot et en ouvrant des pistes multiples, par exemple) et nous rend très dures les deux années d'attente avant de découvrir la suite !
"Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est un plaisir de fin gourmet."
- Georges Courteline

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Re: Cinéma...

Messagepar Rom1 » Mer Jan 20, 2016 3:10 pm

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Mon ultime critique de Star Wars épisode VII - le Réveil de la Force.
(une version très développée du texte ci-dessus)
"Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est un plaisir de fin gourmet."
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Re: Cinéma...

Messagepar Sevoth » Mar Mar 22, 2016 1:21 pm

J'ai vu Suburra.

Suburra est un film italien, de mafia contemporaine. La prochaine chose que je tiens à dire c'est que je suis surpris de passer avant Odillon, sauf erreur, sur la critique de ce film.
Est ce qu'il est passé sous son radar ? Est ce que tout part à vau l'eau ?
Probablement, Raymonde.

Juste un morceau assez emblématique de ce qui se passe dans ce film : https://www.youtube.com/watch?v=txO5r-nPTwU

C'est difficile de parler de ce film en définitif, l'histoire est fouillis un peu. Alors je commence factuellement : c'est grosso merdo, l'histoire d'un politique qui fait une connerie. Et une histoire de pluie. Beaucoup de pluie. L'eau est un sacré personnage dans Suburra.
Bref, un politique fait une connerie, et pousse un premier domino, qui va engendrer une catastrophe sur fond de projet urbain immense, de tziganes et de mafieux, d'héritier chien fou, de drogue, et de pluie (j'insiste).
Toute l'intrigue se passe quand Benoit XVI démissionne en 2011 (déjà ?!). C'est sous jacent comme intrigue. Son intérêt vis à vis du plot me dépasse. Mais je me demande si c'est pas simplement pour supposer l'évènement à celui d'une ère s'achèvant.

C'est un excellent film à bien des égards, pas dénué de défaut dans le tournage (les scènes violentes sont attendus et manquent de souffle), la réalité crue qu'essaie d'obtenir le réalisateur passe pour moitié, depuis les corps nus, jusqu'à la drogue qui étouffe une part des protagonistes. Il y a de sacrés moments de bravitude quand même. Je pense au plan où le Politique, sous la pluie (eh ouais !), vient de fumer de la coke ou de l'héroine, se tirer deux filles, dont une mineure et au balcon de son hôtel, pisse sur une grande place romaine. En matière d'esthétique et de de métaphore, ça se pose là.

L'intrigue n'est pas vraiment mise en valeur, mais j'aime beaucoup la manière dont les choses surviennent brusquement, comment les petits deviennent grands, et comment les géants s'effondrent. Les acteurs tiennent largement le coup, on appréciera le "samourai" et son flegme, Aurelio 'otcho' et sa folie rampante, et les tziganes sont de vrais têtes à claque. Difficile de dire qui tient le rôle principal quand même. La pluie peut être ? Qui s'abat, qui lave tout...

Une mention très spéciale à la Bande originale, qui a bien rythmé le film. C'est du bon matériel d'inspi quoiqu'il en soit, notamment le personnage de Viola, droguée mais féroce; fragile et incisive. Je camperai difficilement un meilleure rôle féminin qu'elle dans une histoire de ce genre.

Bref, regarde Suburra, regarde le en Italien évidemment. C'est un bon drame mafieux, bien ancré dans son époque !
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"J’écrisse jusqu’à devenusser criasse, larme et
pleur.
J’écrisse jusqu’à m’arrachalasser la peauterie
du corps.
J’écrisse jusqu’à tomberir dans la poussière et
devenusser poussière.
" L'effrayable.
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Re: Cinéma...

Messagepar Odillon » Mar Mar 22, 2016 2:14 pm

Sevoth a écrit:J'ai vu Suburra.

Suburra est un film italien, de mafia contemporaine. La prochaine chose que je tiens à dire c'est que je suis surpris de passer avant Odillon, sauf erreur, sur la critique de ce film.
Est ce qu'il est passé sous son radar ? Est ce que tout part à vau l'eau ?

Je ne l'ai pas vu et je ne connaissais même pas son existence.
Depuis la naissance de ma fille, je suis au pain sec et à l'eau niveau cinéma et, du coup, je fais moins attention aux sorties.
Et en plus, je n'ai strictement rien à vous vendre.
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Re: Cinéma...

Messagepar BoB » Ven Jan 06, 2017 5:02 am

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