Faites entrer l'accusé

Il y a des gens en ville qui aiment les jeux de rôles. Venez les retrouver pour en discuter.

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Messagepar LeDupontesque » Mar Avr 24, 2012 5:00 pm

Passionnant ce fil en tout cas :3))
Et 100% d'accord avec Odillon et Silent Bob pour le coup, dés que tu mets un monstre, tu descends d'un cran dans l'horreur.
Dans la même veine mais plus fictionnel, ça me fait penser à Pig Island de Mo Hayder.
Une contribution pertinente?
J'ai probablement rien à voir là-dedans...
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Messagepar Julien H » Mer Avr 25, 2012 10:53 am

Juste pour répondre à Odillon, moi je fais partie de ceux qui lisent ce sujet avec intérêt.
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Messagepar Odillon » Jeu Avr 26, 2012 11:04 am

Une série de faits divers qui sont, selon moi, hautement exploitables en JdR.
Une série de braquage en Belgique qui n’ont jamais été élucidés et qui ont profondément choqué le pays en raison du très grand nombre de victimes des braqueurs. Aujourd’hui encore les hypothèses sur les motivations réelles des tueurs abondent mêlant complot politique, bande de psychopathes, mafieux organisant un racket et même élimination de maîtres chanteurs de la haute société belge dans un prélude à l’affaire Dutroux.

l’affaires des « Tueurs fous du Brabant »

Entre 1982 et 1985, une équipe de braqueurs a réalisé une série de 17 braquages, principalement dans le Brabant Wallon malgré une incursion en France, à Maubeuge. Ces attaques furent caractérisées par une extrême violence et une volonté manifeste de tuer. Le bilan est de 28 morts pour 6 à 7 millions de francs belges de butin (150 000 à 175 000 euros). Les braqueurs n’ont jamais été arrêtés, n’ont jamais été identifiés bien qu’ils opéraient à visage découverts et que des portraits robots ont été réalisés.

Image

La police belge a estimé qu’il s’agissait d’une équipe aux frontières floues regroupée autour d’un noyau dur de trois personnes identifiées dans l’enquête par des sobriquets : « Le Tueur », qui semble être le chef de la bande et qui a le plus de morts à son actif, « Le géant », « le vieux ». Les braquages vont être réalisés en deux temps : une série de 14 attaques entre 1982 et 1983 puis trois nouvelles en 1985. La cible de prédilection des braqueurs sont des supermarchés (9 sur les 17 attaques) et surtout les supermarchés Delhaize (6 attaques). Les attaques de 1985 se sont exclusivement concentrées sur les supermarchés de cette enseigne.

Le fait que les braqueurs aient une volonté manifeste de causer des morts lors de presque toutes les attaques est une des caractéristiques de cette équipe et a suscité de nombreuses questions et incompréhensions. Les butins étaient rarement à la hauteur des risques pris (et de la mort d’autant de personnes) et avaient parfois une dimension pathétique avec des vols de denrées alimentaires. Autres éléments d’interrogation, l’organisation des attaques semblait démontrer une organisation de l’équipe de type militaire et une connaissance des techniques de commandos mais aussi une fine connaissance des réactions des forces de l’ordre ou des systèmes de sécurité mis en place dans les lieux visés, ce qui a laissé penser que le groupe pouvait avoir des complicités dans les forces de l’ordre, police ou gendarmerie. Ainsi, les tueurs ont très souvent frappé près de grands nœuds autoroutiers près des frontières des juridictions des forces de l’ordre francophones et néerlandophones, obligeant ces dernières à collaborer dans l’urgence, malgré la barrière linguistique et le manque d’habitude de travail en commun, ce qui a nuit à la bonne organisation des poursuites et des barrages routiers sur les autoroutes aux nombreuses sorties. Enfin, dernier mystère, il n’existe pas de raisons officielles expliquant de façon certaine pourquoi l’équipe s'est soudain arrêtée de tuer. Il est généralement considéré cependant que cet arrêt des attaques est lié à la mort du « Tueur » qu’un policier belge étant intervenu lors du dernier braquage, instructeur de tir dans la police de surcroit, affirme avoir blessé mortellement. Les autres membres de l’équipe n’ont plus jamais fait parler d’eux et n’ont jamais été identifiés.

Il existe une foule d’hypothèse sur ce groupe.
- Les simples braquages : les braqueurs étaient simplement motivés par l’argent. C’était la thèse initiale des enquêteurs de la PJ de l’époque. Un groupe de braqueurs (surnommé « la filière boraine ») fut arrêté dans cette optique, certains de ses membres avouèrent lors de garde-à-vue musclée avant de se rétracter. Ils furent jugés mais acquittés, la preuve de leur innocence dans ces attaques étant révélée lors du procès.

- L’hypothèse « psychopathe » : la bande aurait été menée par un psychopathe, « Le Tueur », qui souhaitait réaliser des massacres et qui en profita pour faire du profit. Une fois ce leader mort, les autres membres se serait dispersés. Une hypothèse connexe serait qu’il s’agissait d’un groupe d’amateurs de tir sur cible qui se seraient mis en tête de tirer sur des personnes vivantes.

- Le chantage mafieux : les attaques ne visaient pas à faire un butin mais à cibler le groupe de supermarché Delhaize (groupe qui était déjà important à l’époque et qui a désormais un chiffre d’affaires international de plus de 20 milliards d’euros) afin qu’il paye sa protection et l’arrêt des attaques meurtrières à un groupe mafieux nord-américain (via sa filiale US Food Lion). Les autres braquages ne servaient qu’à détourner l’attention des enquêteurs.

- La déstabilisation politique : les tueurs seraient des membres d’un groupe d’extrême gauche nihiliste, les Cellules Communistes Combattantes (CCC) qui souhaitaient semer la terreur pour déstabiliser l’État belge. Hypothèse inverse liée à la concomitance des premières attaques avec l’attentat de la Gare de Bologne en Italie, sans doute orchestré par le réseau Gladio lié à l’OTAN (voir ma note précédente sur la mort de Roberto Calvi) : la stratégie de la tension afin de renforcer l’appareil d’État policier en Belgique et favoriser électoralement les partis de droite les plus atlantistes au détriment des communistes belges. Dans cette hypothèse, les tueurs seraient d’ex-gendarmes et les CCC devaient, à terme, porter le chapeau.

- La théorie des « cadavres exquis » : selon cette thèse, qui a retrouvé une seconde jeunesse après l’affaire Dutroux en Belgique et la relance de l’hypothèse d’un vaste réseau pédophile en Belgique impliquant des personnalités, les massacres ne visaient qu’à masquer certains crimes commis pour assassiner certaines personnes dans le cadre de règlements de compte dans le monde financier et dans celui du grand banditisme. Des enregistrements vidéo montrant des partouzes rassemblant de hautes personnalités du monde politique, financier et du grand banditisme belge auraient été filmés, certaines avec des mineures. Les attaques visaient à récupérer les bandes cachées sur les lieux de certains des braquages et à abattre certaines personnes qui en savaient trop. Les partisans de cette thèse s’intéressent particulièrement à la mort de Léon Finné retrouvé mort sur le parking d’un supermarché Delhaize en 1985 et qui aurait assisté aux funérailles d’un policier mort lors d’une attaque de 1983. Finné était un banquier qui aurait fait de nombreux aller-retour entre le Zaïre et le Luxembourg avec de fortes sommes d’argents et certains l’accusent d’avoir été également un marchand d’armes. Si cette mort intéresse autant c’est parce que Léon Finné a été touché de plusieurs balles, laissant penser que les tueurs l’ont sciemment achevé, ce qui n’était pas dans leurs habitudes. Certains se demandent également si Finné n’a pas été exécuté juste avant ou juste après l’attaque et son corps déposé sur le parking pour le présenter comme une victime innocente touché au hasard.

Une cellule de la police belge continue d’enquêter sur l’affaire encore aujourd’hui et le dossier n’est toujours pas clos.
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Messagepar Julien H » Jeu Avr 26, 2012 11:48 am

Cela ne doit pas être évident de continuer une enquête trente ans après les faits.
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Messagepar Odillon » Jeu Avr 26, 2012 12:41 pm

Julien H a écrit:Cela ne doit pas être évident de continuer une enquête trente ans après les faits.
Non, et je pense que cette affaire a vocation à lentement disparaître dans l'oubli. Même les membres de familles de victimes qui poussaient à la poursuite de l'enquête commencent à mourir de leur belle mort et les journalistes qui continuent à creuser ce dossier sont souvent ceux qui ont commencé au moment des affaires et ont souvent dépassé la soixantaine.

L'enquête reste suspendue à la réanalyse des éléments du dossier au regard de certaines nouvelles techniques d'analyse scientifique ou à l'espoir d'un témoin qui se révèlerait spontanément sur ses vieux jours.

Comme souvent quand une enquête qui dure depuis près de 30 ans échoue complètement, l'hypothèse d'une volonté politique de la faire échouer se développe, à tort ou à raison. En plus de la police, il y a donc des dizaines d'enquêteurs amateurs (journalistes ou non) qui cherchent en voulant découvrir de nouvelles informations et les envoient parfois à la police. Ca doit sans doute être des délires la plupart du temps mais peut-être que ça donne lieu à des vérifications par les flics.

Après, il y a probablement de nombreuses pistes supplémentaires de celles que j'ai évoqué, certaines sont peut-être même étudiées encore par la police belge, je n'en sais rien. J'ai fait un digest à partir de ce que j'ai trouvé à droite à gauche afin de présenter l'affaire sous forme d'une inspi exploitable en JdR. En Belgique, il y a des forums de discussion consacrés exclusivement à cette seule affaire où on discute des différents bouquins qui l'ont traitée et où on compare les thèses et hypothèses les unes aux autres. Ce sont des forums de discussions entre initiés et les échanges sont totalement incompréhensibles pour une personne qui n'a pas potassé profondément le dossier.
Modifié en dernier par Odillon le Jeu Avr 26, 2012 11:01 pm, modifié 1 fois.
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Messagepar Léonard » Jeu Avr 26, 2012 4:03 pm

C'est quand même incroyable qu'aucun membre de la bande n'ait été retrouvé.
:O_O

Dans ce d'affaire, il y en normalement toujours un ou deux qui finissent par tomber pour autre chose, et qui avouent leurs différents crimes.
Un assassin qui échappe à la police, ça arrive. Mais toute une bande...
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Messagepar Odillon » Lun Avr 30, 2012 10:59 am

Aujourd'hui, on a une affaire en live :
http://www.leparisien.fr/flash-actualit ... 977260.php

Le corps de l'ancien ministre libyen du pétrole Choukri Ghanem retrouvé dans le Danube
Publié le 29.04.2012, 20h51

Le corps de l'ancien ministre libyen du pétrole et proche du dictateur déchu depuis décédé Mouammar Kadhafi, Choukri Ghanem, mort dimanche à Vienne où il s'était exilé, a été retrouvé dans le Danube, a annoncé la police.

Le corps de l'ancien ministre libyen du pétrole et proche du dictateur déchu depuis décédé Mouammar Kadhafi, Choukri Ghanem, mort dimanche à Vienne où il s'était exilé, a été retrouvé dans le Danube, a annoncé la police.
Le cadavre de cet homme de 69 ans a été découvert dans le fleuve vers 08H40 (06H40 GMT) par un passant, selon un communiqué de la police.
L'agence de presse autrichienne APA citant un expert de l'islam, Amer al-Bayati, qui lui-même se référait à la famille du défunt, avait dans un premier temps indiqué qu'il avait été retrouvé mort dans son appartement, apparemment victime d'une crise cardiaque.

Aucun signe de violence n'a été relevé sur le corps, a indiqué un porte-parole de la police viennoise, Roman Hahslinger. "Il est possible qu'il ait été pris d'un malaise et qu'il soit tombé à l'eau", a-t-il dit.
Une autopsie va être réalisée pour déterminer les causes du décès.
L'ancien proche de Mouammar Kadhafi avait rompu avec le dictateur en mai 2011 et s'était installé à Vienne, une ville qu'il connaissait bien pour y avoir très souvent résidé pour les réunions de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dont le siège est dans la capitale autrichienne.
Il avait aussi un domicile fixe dans un quartier situé près du siège des Nations unies à Vienne, sur les bords du Danube, non loin du lieu où son corps a été retrouvé. Par ailleurs, ses deux filles ont, croit savoir APA, la nationalité autrichienne.
Selon la police, il avait également un bureau dans le centre-ville.
Choukri Ghanem avait été le chef du gouvernement de 2003 à 2006 et ministre du pétrole, ainsi que président de la société d'état pétrolière, de 2006 à 2011.
Selon la famille, citée par Amer Al-Bayati, les obsèques pourraient avoir lieu en Libye.
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Messagepar Léonard » Lun Avr 30, 2012 1:45 pm

L'agence de presse autrichienne APA citant un expert de l'islam, Amer al-Bayati, qui lui-même se référait à la famille du défunt, avait dans un premier temps indiqué qu'il avait été retrouvé mort dans son appartement, apparemment victime d'une crise cardiaque.


Pour moi, le vrai mystère est là. Il y aurait vraiment de quoi en faire un scénario tordu si le ministre était vraiment mort d'une crise cardiaque chez lui, entouré de ses proches, et avait été retrouvé dans le Danube dans un deuxième temps. Comment l'expliquer ?

Au fait, très bon, ton nouvel avatar, Odillon.
:;)
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Messagepar Odillon » Mar Mai 01, 2012 1:02 am

Léonard a écrit:Pour moi, le vrai mystère est là. Il y aurait vraiment de quoi en faire un scénario tordu si le ministre était vraiment mort d'une crise cardiaque chez lui, entouré de ses proches, et avait été retrouvé dans le Danube dans un deuxième temps. Comment l'expliquer ?
Oui, le cas, vue l'identité de la victime, est déjà intriguant en soi. Les deux versions, bien exploitées en JdR, rendent le truc encore plus intéressant.
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Messagepar Odillon » Ven Mai 04, 2012 5:01 pm

Un as du décryptage du MI-6 découvert mort dans un sac de sport déposé dans une baignoire, sans que les enquêteurs de Scotland Yard soient même capables de comprendre les circonstances de sa mort (il est dans un sac de sport fermé à clé, la clé est coincée sous son corps et il n'y a aucune empreinte digitale à l'extérieur du sac).

Gareth Williams, l'espion britannique victime du crime parfait

AFP, 4 mai 2012


Gareth Williams a probablement été tué, mais on ne saura sans doute jamais par qui, comment et pourquoi. C'est la conclusion de l'enquête qu'a tirée Scotland Yard mercredi. La police britannique tentait de démêler les tenants et aboutissants de la mort mystérieuse d'un espion de sa Majesté, Gareth Williams, dont le corps a été retrouvé en état de décomposition avancée dans un sac de sport en 2010. Un petit génie du décodage âgé de 31 ans, le soupçon d'un meurtre parfait et/ou d'"activités auto-érotiques", l'ombre des services de renseignement, le MI6... l'affaire est en tout digne des meilleurs romans d'espionnage !

Un "geek" adepte de sado-masochisme ?

Premier élément hors-normes dans cette affaire : son personnage principal, Gareth Williams. A 21 ans, le jeune homme est étudiant en mathématiques lorsqu'il devient espion pour le compte du célèbre MI6, le service de renseignement britannique. Prodige dans le domaine des communications, il est connu pour avoir réussi à intercepter et décrypter des communications secrètes entre terroristes d'Al-Qaida.

Le journal le Télégraph explique qu'il laisse un souvenir discret dans l'esprit de ses collègues. "Il n'aimait pas la culture du bureau, les verres après le travail ou la compétition automobile", indiquait sa sœur. "Il avait même parlé de frictions au travail. Cet emploi n'était pas celui auquel il s'attendait. Il y avait trop de tracasseries administratives."

Mais ses collègues sont bien loin d'imaginer que celui qui partage leur bureau a une vie cachée. Au fil de l'enquête, les policiers découvrent que Gareth Williams possède pour plus de 24.500 € de perruques, vêtements et chaussures féminins de luxe. Ils se rendent également compte que la victime aimait les spectacles de travestis, et découvrent dans son ordinateur des traces de visite sur des sites Internet sado-masochistes, notamment de bondage et de claustrophilie.

Un penchant pour des pratiques étranges confirmé par le témoignage de son ancienne propriétaire. Jennifer Elliot raconte en effet aux enquêteurs qu'elle et son mari avaient dû venir en aide à Gareth Williams, un jour de 2007 où il s'était lui même attaché au montant de son lit, rapporte le journal le Guardian.

Ces pratiques ont-elles un rôle à jouer dans la mort de l'espion ? Ou sont-elles au contraire les outils d'une redoutable machination ?

Comportement suspect du MI6

Car le deuxième élément hors-normes, ce sont bien les circonstances dans lesquelles Gareth Williams est mort. Son corps a été retrouvé nu dans un sac de sport cadenassé, déposé dans la baignoire de son appartement cossu de Londres, les clés à l'intérieur, sous le corps de la victime.

L'espion a t-il voulu lui-même s'enfermer dans ce sac, voulant imiter une pratique dénichée sur le net ? C'est peu probable. Un maître du yoga a essayé de se plier à l'exercice à la demande des enquêteurs. En vain.

"Si Gareth avait mené une expérience bizarre, ça ne l'aurait pas gêné de laisser des empreintes digitales", a souligné par ailleurs Mme Fiona Wilcox, le coroner (nom du fonctionnaire chargé de l'enquête) chargé de faire le point sur l'enquête mercredi face à la presse. Car l'absence d'empreintes dans et sur le sac renforce le mystère, et incite les enquêteurs à penser que le sac a été transporté dans la baignoire par une "tierce personne", ce qui accréditerait donc la thèse du meurtre.

Les enquêteurs n'ont donc aucune incertitude. Même la cause du décès reste inconnue. Les médecins légistes hésitent entre empoisonnement ou étouffement, l'autopsie ayant été rendue difficile vu l'état du corps, découvert neuf jours après le décès.

Les conclusions de Fiona Wilcox ne reposent que sur des hypothèses et des déductions. Les attributs féminins découverts chez lui auraient ainsi pu être sciemment disposés dans l'appartement pour "manipuler les preuves". Elle évoque également une "piste légitime d'enquête" : celle de l'éventuelle implication du MI6. Le service de renseignement a mis six jours à signaler la disparition de son employé, et a jugé inopportun de transmettre neuf clés USB réclamées par la police.

Même si la responsable de l'enquête policière, Jackie Sebire, a assuré que de nouvelles investigations allaient être faites "à partir des informations fournies pendant l'enquête" judiciaire, le mystère risque bien de rester entier pour l'éternité.
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Messagepar Capricorne » Ven Mai 04, 2012 6:00 pm

J'ai lu l'article du Monde cet après-midi et je me suis justement dit que ce serait une inspi sympa pour ce sujet... Tu as dégainé trop vite!
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Messagepar Odillon » Dim Mai 13, 2012 11:52 pm

Une mort avec une version officielle douteuse mais avec une cause vraisemblable impliquant une bavure couverte par l’État dans un contexte particulier. Toutefois, en raison de la personnalité hors norme de la victime, dans le cadre d’un scénar de JdR, cette affaire peut donner lieu à de nombreuses interprétations fantastiques ou permettre d’imaginer une histoire d’espionnage. Elle a d’ailleurs effectivement donné lieu à des interprétations fantaisistes émanant de certains auteurs fascinés par l’occultisme.

La mort d’Armand Robin

Le 30 mars 1961, les amis d’Armand Robin identifient le corps de ce dernier à la morgue de Paris. La veille, il est mort à l’infirmerie du dépôt de la préfecture de police de Paris. Bien que n’ayant que 49 ans, Armand Robin est en très mauvaise santé et a la condition physique d’un vieillard. L’autopsie considère qu’une très mauvaise nutrition couplée à une cirrhose du foie non soignée ont eu raison de l’homme après son interpellation par la police. Ses amis reconnaissent que sa condition physique était mauvaise mais pense que la médecine légale a inventé une cirrhose du foie pour occulter un passage à tabac par la police qui a eu raison d’un homme en très mauvaise condition physique. C’est la thèse la plus vraisemblable mais nous sommes en 1961 : le préfet de police est Maurice Papon, la France et l’Algérie connaissent une guerre qui ne dit pas son nom et la police jouit d’une impunité totale dont elle usera bien plus massivement pour tuer, le 17 octobre 61, plusieurs dizaines d’Algériens et, le 8 février 62, 9 manifestants communistes au métro Charonne.

Cependant, la mort d’Armand Robin va donner lieu à d’autres interprétations car l’homme est fascinant.

Né en 1912 dans une famille nombreuse et pauvre de Bretagne, sa langue maternelle est le Breton et il n’apprendra le Français qu’à l’école. Elève brillant, il réussit le concours d’entrée à l’école normale supérieure de Paris mais rate l’agrégation. Il obtient une bourse pour poursuivre des études de Russe et, en 1933, il part en voyage en URSS. Il en reviendra avec un profond dégoût non pas pour le communisme mais pour le parti communiste et avec une fascination pour la question de la propagande et la façon dont le pouvoir s’exprime. Il va se lancer dans l’écriture, l’apprentissage des langues et les traductions, tout en fréquentant les milieux libertaires.

De 1941 à 1943, sans ressources mais parlant plus de 20 langues, il se résout à travailler pour le gouvernement de Vichy à l’antenne parisienne du service des écoutes des radios étrangères du ministère de l’Information, pour qui il fait des traductions. Il est cependant avéré qu’à partir de 1942, il transmet également ses écoutes à la résistance. D’une nature profondément provocatrice et épris d’idéaux libertaires, il envoie lui-même une lettre de dénonciation à la Gestapo le concernant et le dénonçant comme anarchiste. La Gestapo n’y donnera pas suite, le prenant pour un déséquilibré.

En 1945, il adhère à la Fédération anarchiste le jour de sa refondation et il se liera en son sein à un certain George Brassens. Dans le même temps, Aragon obtient qu’il soit inscrit à la liste noire du Comité national des écrivains, officiellement à cause de son travail de traducteur pour le gouvernement de Vichy, officieusement à cause de textes au vitriol que Robin a écrit contre les poètes et écrivains liés au PC et parce qu’Aragon le considère comme un « trotskyste ». Toujours provocateur, Robin demandera par courrier, chaque année, que son nom soit maintenu sur la liste noire.

De la fin de la guerre à sa mort, Robin va être écouteur professionnel. Il écoute les radios étrangères, traduit et résume les positions officielles des gouvernements dans le texte et en fait une petite revue confidentielle, Les Bulletins d’écoute, qu’il va distribuer lui-même dans Paris à ses abonnés. Il en tire également un livre sur la propagande, La Fausse parole. A cela s’ajoute des articles dans les revues libertaires, des traductions de poètes d’Europe de l’Est et ses propres écrits. Il travaille beaucoup, oublie parfois de se nourrir et gagne mal sa vie.

Toujours provocateur, après le déclenchement de la Guerre d’Algérie, il lui arrive de hurler en pleine nuit « Je suis un fellagha ! ». Peu de temps avant sa mort, il avait pris l’habitude d’appeler le commissaire de police de son quartier et de simplement lui dire : « C'est vous, le commissaire? Il y a des métiers qu'il ne faut pas faire, monsieur ! » avant de raccrocher. Facilement identifiable, la police l’a arrêté et probablement passé à tabac, ce qui a entraîné sa mort compte tenu de sa mauvaise condition physique.

Ce n’est cependant pas ce qu’en pense Jacques Bergier. Bergier est l’auteur (avec le très réactionnaire Louis Pauwels, qui fut un proche de la « Nouvelle droite » fascisante des années 70 et directeur du Figaro Magazine), en 1960, du « Matin des magiciens », ouvrage à mi-chemin entre la Science-Fiction et le livre ésotérique « sérieux ». Figure de la SF et de l’ésotérisme en France, prétendant également avoir été un espion, c’est de lui que s’inspirera Hergé pour créer Mik Eztadinoff dans vol 714 pour Sydney

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Dans son ouvrage « Visa pour une autre terre », Bergier présente une théorie toute autre pour expliquer la mort d’Armand Robin. Pour lui, Robin disposait de capacités intellectuelles hors normes, d’où les 26 langues qu’il avait apprise. Bergier lui prête également la possibilité de lire les pensées des autres et de prédire l’avenir. Si Bergier admet qu’Armand Robin a été passé à tabac par les policiers, il assure qu’il a rencontré ces derniers et que ceux-ci ne se souviennent pas de ce qui s’est passé, comme s’ils avaient été possédés par un esprit supérieur.

Cette thèse, aussi spécieuse soit-elle, présente l’intérêt de dédouaner les policiers et la préfecture de police de Paris.

Louis Pauwels, collaborateur de Bergier, déjà cité plus haut, avait interviewé Maurice Papon, alors préfet de police, en 1960, un an avant la mort de Robin et le massacre du 17 octobre 61, et l’avait présenté comme « un philosophe humaniste »

Autre interprétation, beaucoup plus rare, de la mort d’Armand Robin, avec ses continuelles écoutes radiophoniques, l’auteur anarchiste aurait entendu ou compris quelque chose qu’il n’aurait pas dû, en pleine Guerre froide, cela lui aurait coûté la vie.



Si je devais m’inspirer de cette affaire pour un scénar, ce serait pour utiliser la tendance naturelle des joueurs à chercher des sens cachés ou des secrets derrière les affaires simples afin de la retourner contre eux.
Dans une partie d’un des nombreux JdR où les PJ incarnent des enquêteurs de l’étrange un peu connus, ils pourraient être manipulés par les autorités : la police vient de tuer une personnalité connue dans le monde des lettres et cherche un contre-feu pour éviter qu’un scandale n’éclate. Elle manipule donc les PJ pour leur faire croire à une histoire fantastique : la victime avait des pouvoirs, les policiers ne se souviennent plus de rien, la mort a une source ésotérique mystérieuse. Quelques figures de l’ésotérisme, ayant d’excellents rapports avec le préfet de police, les pousseront dans ce sens. Le but étant de créer un contre-feu ésotérique et/ou de décrédibiliser par la suite toute personne enquêtant sur les circonstances exactes de la mort de l’auteur en les présentant tous comme des amateurs des soucoupes volantes et de délires ésotériques. Les PJ devront comprendre la manipulation à temps avant de dédouaner des assassins et/ou de décrédibiliser toute contre-enquête sur la mort de l'écrivain. Le scénario peut être encore plus drôle, si, en menant leur enquête, les PJ se rapprochent, sans s’en rendre compte, d’une véritable organisation de médiums/magiciens/monstres/société secrète qui n’aime pas spécialement les curieux, a peu de scrupules mais qui n’a rien à voir avec la mort de l’écrivain.
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Messagepar Odillon » Ven Mai 18, 2012 11:07 am

Je vais un peu changer mon fusil d’épaule : pas de meurtre étrange pouvant avoir des interprétations diverses en vue d’un scénar de JdR mais une possibilité de chasse au trésor. Le seul petit problème est que si on commence cette chasse au trésor là, on est susceptible de se retrouver avec les services secrets de différentes puissances (et pas des moindres) sur le dos, sans compter la pègre, et de réveiller les tensions du passé entre puissances mondiales et régionales.


L’Or de Yamashita


Le 8 octobre 1895, en plein conflit russo-japonais, des yakuzas japonais de la société de l’océan noir (future société du Dragon noir à partir de 1901) assassinent avec la complicité du ministère de la guerre japonais et de l’ambassadeur nippon en Corée la reine Min de Corée. Cette dernière et ses confidentes, qui luttaient contre le développement de l’influence japonaise en Corée et qui soutenaient la Russie, furent massacrées puis leurs corps furent brûlés en public (d’autres sources déclarent que certaines furent brûlées vives). Ce crime marque l’acte fondateur de l’expansionnisme impérial japonais en Corée puis dans le reste de l’Asie du Sud-Ouest et préfigure la brutalité des invasions à venir : 50 ans de conquêtes, de massacres et de pillage à grande échelle qui vont alimenter l’effort de guerre japonais et constituer de colossales fortunes chez les militaires, les membres de la famille impériale et dans la pègre ultranationaliste qui sert de supplétif à l’armée quand elle n’est pas utilisée à briser les timides pénétrations marxisantes dans l’archipel.

A partir de 1905, les sociétés ultranationalistes liées à la pègre comme la société du Dragon noir de Ryohei Uchida et Mitsuru Toyama mettent en place avec le gouvernement impérial japonais des milices chargées de rançonner les riches familles coréennes. A partir de 1910, cette mission sera encore développée avec l’implication directe de l’armée et des services secrets améliorant la recherche des richesses du pays avant que les gros bras nationalistes ne se chargent de la collecte, un modèle qui sera étendu aux autres pays conquis. A ce pillage s’associaient des destructions menées avec une volonté évidente de détruire les symboles de l’identité coréenne. Le même modèle sera mis en place en Mandchourie dans les années 30, les sociétés yakuzas s’associant de surcroît avec certaines mafias chinoises pour le contrôle des filières d’opium.

A partir de la fin des années 30 et suite au massacre de Nankin, la dynastie impériale considère que les pillages méthodiques bénéficient bien trop aux intermédiaires et que l’armée dilapide excessivement les ressources qu’elle saisie dans les butins de guerre. Elle décide donc de centraliser la concentration vers le Japon des richesses pillées. Elle met en place l’opération Lys d’Or, sous le contrôle des princes Chichibu et Takeda, chargés de surveiller que le butin du pillage n’échappe pas à la dynastie impériale. L’organisation du pillage réalisé par l’armée et les milices privées s’accompagne désormais d’experts fiscaux et de banquiers qui examinent les documents officiels pour s’assurer que rien n’échappe à la rapacité du pouvoir impérial.

En 1941, l’empereur HiroHito nomme le général Tojo, qui a sévit dans le pillage de la Mandchourie, au poste de Premier ministre. Suite à l’attaque de Pearl Harbour, les armées japonaises déferlent sur la Thaïlande, Sumatra, la Birmanie, Hong Kong, Guam et chassent même le général Mac Arthur de son fief des Philippines. Les banques de ces pays sont méthodiquement pillées, les devises saisies sont blanchies par les banques de pays neutres (Suisse, Portugal, Argentine, Chili) et l’or et les objets précieux pillés convergent vers Singapour puis Manille pour être expédiées au Japon. Mais à partir de juin 42 et de la bataille de Midway, le Japon perd le contrôle des océans. La communication entre les troupes étendues dans toute l’Asie pose problème et faire converger l’or vers le Japon devient difficile. Les trésors commencent à s’accumuler dans les quais de Manille et la possibilité que la ville soit reprise s’accroit. Le prince Chichibu va d’abord envoyer l’or au Japon via de faux bateaux hôpitaux mais cette solution perdra tout intérêt à partir de 1943, les États-Unis ayant la possibilité de réaliser un blocus efficace de l’archipel japonais.

Chichibu et le général Yamashita, gouverneur militaire de Manille, vont alors obliger des ingénieurs locaux à réaliser des caches souterraines à Manille et dans ses environs. Ils privilégieront de les construire sous des sites historiques (susceptibles d’être épargnés lors des bombardements), feront piéger les accès (mines, gaz toxiques) et feront exécuter les ouvriers et les ingénieurs ayant travaillé sur ces chantiers. Faute de temps, face à l’avancée de MacArthur reprenant les Philippines, des stocks d’or seront également placés dans des bateaux civils qui seront coulés au large pour qu’ils échappent aux Alliés.

Après la reddition japonaise de 1945, les États-Unis décident d’exonérer de toute responsabilité la famille impériale japonaise afin de s’appuyer sur elle contre l’URSS. Yamashita, à qui MacArthur garde grief de l’avoir fait fuir de Manille, et Tojo seront exécutés suite aux procès de Tokyo, farce légale permettant d’oublier que certains des pires crimes de l’armée japonaise ont été perpétrés sous commandement directs de prince impériaux. Le prince Chichibu échappe aux poursuites, le prince Asaka – le boucher de Nankin – n’est même pas convoqué. L’article 14 du Traité de paix déclare que le Japon n’a pas les moyens de réparer les dégâts causés dans les pays conquis afin que le Japon désormais allié n’ait pas à financer la reconstruction chinoise en passe d’être contrôlée par les communistes. Les forces d’occupation US décident de s’appuyer sur le Parti libéral démocrate, construit comme un parti hégémonique (le Premier ministre japonais sera issu de ce parti de 1955 à 1993 et de 1996 à 2009), et sur les sociétés de yakuzas ultranationaliste contre la subversion communiste. Des hommes comme Nobusuke Kishi, chef pillard de la Mandchourie en partenariat avec les yakuzas fut ainsi plusieurs fois Premier ministre dans les années 50.

Les butins de guerre japonais et allemands récupérés serviront à alimenter un fonds secret, « Black Eagle » qui permettra de financer sans contrôle du Congrès des mouvements anticommunistes partout dans le monde, d’organiser des campagnes de presse contre les hommes politiques socialisant, de faire tomber des gouvernements, etc. Les grandes quantités d’or restées cachées aux Philippines permettent également de faire évoluer discrètement le cours de l’or à un niveau favorisant les Etats-Unis (depuis les accords de Bretton Woods, le système monétaire international repose sur l’étalon or et sa possible conversion en dollars).

Dans les années 60, le dictateur philippin Ferdinand Marcos jouera un rôle dans l’utilisation du trésor de guerre et se mettra également à chercher des caches oubliées. Sa trop grande rapacité dans ce domaine dans les années 80 contribuera sans doute à sa démission forcée, décidée depuis Washington.

Aujourd’hui encore, alors que la question des responsabilités japonaise durant la Seconde Guerre mondiale reste un sujet sensible dans les relations du Japon et des États-Unis avec les pays du Sud-Est asiatique et au premier rang de la Chine, la question du butin de guerre japonais, de son existence et de son usage reste un sujet ultra-sensible. Rien ne dit que l’ensemble des caches d’or de Manille ou des bateaux coulés ont été retrouvées.

Que se passerait-il si des PJ tombaient par hasard sur le journal intime d’un officier japonais –un aide de camps de Yamashita par exemple – leur permettant de découvrir au travers de quelques allusions la localisation dans les alentours de Manille d’une cachette du Lys d’or ? Et que se passerait-il si leurs recherches attiraient l’attention ?

Il y a de quoi faire une grande chasse au trésor impliquant des tas de factions plus dangereuses les Unes que les autres (services secrets US, japonais, chinois…, yakuzas, vieux complices de Ferdinand Marcos, Banques privées ayant blanchis l'argent japonais durant la guerre et ne souhaitant opas que ces histoires remontent à la surface, etc.).
Et en plus, je n'ai strictement rien à vous vendre.
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Messagepar Alias » Ven Mai 18, 2012 12:44 pm

Ça me fait penser au "Cryptonomicon" de Neal Stephenson.
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Muhaha!
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Messagepar Fabien Lyraud » Ven Mai 18, 2012 12:54 pm

Autre affaire intéressante à utiliser, celle du pain maudit de Pont Saint Esprit.
En 1951 des habitants de cette petite ville du Gard sont pris de crise d'hallucinations. L'enquête menée sur place, remonte jusqu'au boulanger du village qui aurait utilisé une farine contaminée par le l'ergot de seigle.
Mais des hypothèses plus fumeuses ont vu le jour. La ville aurait été choisi ( selon des opinions politiques de ceux qui l'évoque par les Russes ou les Américains) pour un test du LSD ( drogue justement synthétisée à partir de l'ergot de seigle).
C'est vrai que des questions restent sans réponse. Par exemple comment les minoteries chargée de fabriquer et de livrer la farine ne se sont pas rendues compte de la contamination de plusieurs lots de farines ? Comment se fait il qu'un seul boulanger ai été concerné ? Bref il y a là matière à un scénario.
Fabien Lyraud
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