Salon ImaJn’ère, exposition, parution et tartare humain

Tandis qu’un déluge incessant rallonge les jupes des jeunes femmes et relance dans le même temps la vente de cirés jaunes, je mets la dernière main à mon morceau d’exposition. Soit 8 impressions, allant de formats A2 à des formats A4. Impressions dont je suis d’ailleurs très satisfait parce que ça claque sa mère sa race enfin on s’en fout. Bref.

Mais dans quel but, dans quelle finalité et surtout dans quel objectif précisément ?

Du 6 au 9  Juin se tient à Angers la troisième édition du salon ImaJn’ère, consacré à l’imaginaire et à la culture populaire. Comprenez par là la littérature de “genre” (fantasy, science-fiction) mais pas que, puisqu’on y trouve également du jeu de rôles, voire carrément des bouts d’auteurs et illustrateurs de jdr. Et bien d’autres choses. L’occasion de rencontrer des éditeurs mais également de participer à des tables rondes, des animations ou d’assister à des expositions.

Ce salon se tient ici :

Salons Curnonsky: Angers, 6 rue du Parvis Saint-Maurice (derrière la grande poste du centre-ville)

Vous avez même des photos et le programme détaillé par ici.

 

A cette occasion, ImaJn’ère publie deux anthologies de nouvelles, qui permettent non seulement de financer la salon, mais qui proposent également d’agréables moments de lecture : Riposte-Apo et Total Chaos. Ils sont disponibles via souscription, remplis d’auteurs talentueux et leurs couvertures signées par l’éblouissant ARRO. J’arrête là, je suis à cours de superlatif.

riposte

C’est donc à la demande des (délicieux) organisateurs que m’a été confié un petit bout d’exposition, justement, aux côtés d’autres illustrateurs (voire carrément artistes, hein, même si j’aime pas ce terme en fait) comme ARRO, Michel Borderie, Fabien Fernandez et encore bien bien d’autres. Je tiens d’ailleurs à remercier vivement ceux qui m’ont sollicité pour cette expo, vu qu’autant le dire tout de suite :  je n’avais jamais rien exposé jusqu’ici.

Enfin si : une tête de cheval réalisée à la sanguine et le port de pêche de Cancale en pastel sec, vers 1984 dans ma petite commune d’origine. Soit le paroxysme absolu de 4 ans de cours de dessin associatif. Le nirvana quoi. En plus à cette époque j’avais une brosse. Non, pas à reluire, une vraie, sur la gueule. Mais ces deux toiles ne m’ayant pas permis d’atteindre immédiatement la fortune, la gloire et les marches de Cannes, j’ai préféré passer à autre chose. Genre les illustrations de gonzesses à poil et autres formes picturales typiques -et faciles- des œuvres rôlistes. Mais il faut me pardonner, j’étais jeune. Il y a prescription.

Aujourd’hui, je fais bien pire.

En vérité, cette sollicitation s’est avérée très intéressante à bien des égards, puisqu’elle m’a permis de faire le tri dans mon stock d’images… Et de prendre conscience qu’illustrer du jeu de rôles, c’est quand même pas le meilleur moyen pour faire des créations de grand format. Genre toiles à exposer dans une galerie. En fait, les dessins pour le jdr, c’est au mieux un format écran de jeu quatre volets, au pire un cul de lampe. Allez faire de l’ombre à Jean-Sébastien Rossbach avec des culs de lampe, tiens. S’ils s’éclairaient encore, je ne dis pas. Mais là…

De plus, et certainement comme beaucoup, à peine une heure après voir fait un dessin, il ne me convient déjà plus. Je vois plein de défauts, j’ai envie de tout retoucher. Alors les illustrations réalisées il y a deux, trois ans ou plus, c’est même pas la peine d’en parler. Remarquez, ça ne change strictement rien pour ceux qui détestent ce que je fais, mais de mon point de vue, il n’y avait pas grand intérêt à présenter des travaux trop anciens. Alors, malgré tout, j’ai fait une petite sélection et réalisé deux grands formats pour l’occasion. Très étrangement, la majorité de ces illustrations concernent Backslash, mon projet en cours, ce qui n’est guère une grande surprise vu le temps que je passe dessus (entre des parties de Mass Effect 3).

expo
Toutefois, cette exposition n’est pas le seul intérêt du salon ImaJ’nère. Même si je sais pertinemment que mes fans parcourront des kilomètres pour venir humer mon parfum, caresser mes rides, mes cheveux blancs, goûter mes pâtes de fruit et m’offrir leur femme.

En effet, c’est également l’occasion de mettre la main sur les trois premiers opus du nouveau (et saignant) éditeur TRASH. Un nouvel éditeur qui a grandi au lait issu des romans de la (regrettée) gamme GORE. Trois romans sanglants, putrides, aux limites du carpaccio de Christine Boutin, fraîchement intitulés :

- NECROPORNO – Par Robert Darvel

- PESTILENCE – Par Degüellus

- BLOODFIST – Par Schweinhund

Vous pouvez d’ailleurs admirer (ou pas) leurs couvertures ci-après et je vous recommande même de faire un tour sur le blog de cet éditeur vorace, ainsi que sur sa page Facebook. Parce qu’internet, c’est trop bien pour rassembler les hommes qui mangent d’autres hommes.

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Si la pétillante Vitta Van Der Vuulv (dont le livre intitulé “Mes injections au thé vert et au formol croate” est en bonne place dans ma biblio) s’est occupée des couvertures de Pestilence et Bloodfist, je suis à l’origine de celle de Necroporno. Alors, avouez que c’est quand même autre chose que les nanas en chainmail qui butent des dragons ! ? Et oui, c’est ça aussi l’expérience, on ne cède plus à la provocation de la facilité. En plus, il semblerait même que je travaille moi-même sur un roman pour TRASH, encore et toujours dans un contexte très “Backslash”. Je me bonifie, oh oui, oh oui.

Alors, face à ce programme fort alléchant, durant lequel vous pourrez même faire des parties de jeux de rôles, qu’attendez vous pour venir à Angers dès le 6 juin ? Allez quoi, fais pas ta crâneuse, y’aura des petits biscuits et même Green Tiburon !!

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1 commentaire

  • M.Orson dit :

    Hé ben, c’était bien !
    (oui, je suis pas objectif et je prends des drogues que tu vends sous le manteau, mais quand même, ma moitié les prends pas elle, et elle a beaucoup apprécié aussi, donc…)

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