Luchadores en approche !

Après un très long silence, je dois me rendre à l’évidence : je n’arrive plus à teaser comme avant. Ah, il est loin le temps où j’annonçais des projets mais dont je ne peux pas vous en dire plus, où j’aguichais le p’tit rôliste avec un dixième d’illustration floutée ou que je postais des propos bigrement énigmatiques. C’est devenu trop chiant… Surtout pour vous mais aussi beaucoup pour moi. Tenir son journal de bord est difficile, vu qu’on ne sait jamais vraiment si un jeu va se faire, comment, dans quel délai. Et je ne parle pas du suivi promis qui se fait attendre, des plans tombés à l’eau et de tout le reste. Du coup, dorénavant, je préfère parler un peu moins dans le vide et aborder les choses lorsqu’elles sont achevées ou sur le point de. Évidemment, cela me place un peu en décalage mais au moins, je n’ai pas de mauvaise surprise. C’est bien de faire mousser l’attente mais comme tout le monde le fait, un peu n’importe comment et dans tous les sens, quel intérêt ? On gardera l’idée de redevenir énigmatique pour le temps d’un projet personnel, plus simplement. Moi, j’ai surtout du temps à rattraper et du matériel à mettre en ligne. Ce qui est déjà beaucoup.

Alors comme il faut bien commencer par quelque chose, autant débuter par l’actu la plus brûlante de ces derniers jours : la sortie imminente de Luchadores

Caliente !

Ceux qui me suivent ou qui me connaissent savent que je suis fan de catch depuis 1991 environ, à l’époque où la WWF puis la WCW étaient diffusées le samedi matin sur Canal+. J’ai assisté à la première apparition de l’Undertaker aux Survivor Series, vu également le fameux screwjob de Montreal, suivi avec intérêt l’ascension de la nWo et me suis pris d’affection pour ce spectacle. Je vois régulièrement des personnes se demander quel est l’intérêt de ce type de divertissement, ce qui ne cesse de m’étonner. Après tout, quel est l’intérêt de lire des mangas, de jouer aux jeux vidéos, de faire du jdr, du cosplay, d’écouter de la musique (ou des bruits d’eau) ou de regarder un match de foot ? Il n’y aucune valeur intrinsèque dans chacune de ces activités, si ce n’est le plaisir personnel qu’elles nous procurent. Aucune de ces activités de loisir n’est supérieure aux autres, elles répondent juste à des attentes différentes, des goûts différents. Et j’avoue bien m’amuser en regardant ce mélange de sport, de spectacle outrancier et de soap-opera.  Il suffit d’ailleurs d’assister au moins une fois à un show en live pour comprendre que le catch n’est rien de plus qu’une version moderne du cirque (mais sans faire chier des animaux), où des gladiateurs, des super-héros aux identités bien marquées, s’affrontent selon une logique imperturbable (le bien contre le mal) à l’aide de techniques personnelles. Des pouvoirs, des signatures, des prises spéciales conçues pour impressionner le spectateur, le faire applaudir et huer. Mais là, je ne parle que du catch le plus connu, celui venu des Etats-Unis.

En ce qui concerne la lutte mexicaine, ou “lucha libre”, on passe encore à un autre niveau. Puisque cette forme de catch est profondément ancrée dans la culture populaire et qu’elle a donné naissance aux fameux catcheurs masqués. Impressionnants, voltigeurs, redoutables, les lutteurs masqués sont devenus l’emblème universel du catch. Au fil du temps, depuis l’avenant de El Santo, une des plus grandes légendes de la lucha libre (avec Blue Demon), toute cette culture s’est répandue dans divers médias : films, comics, romans, surf music… Au point que le “catcheur masqué” est devenu une sorte de symbole pop et geek  (OSS 117 et Jessica Alba en ont affronté récemment au cinéma). Un super-héros populaire, adoré par la foule et seul rempart face aux horreurs et autres créatures du mal. Aujourd’hui rares sont les enfants européens à ne pas connaître Rey Mysterio ou Sin Cara, icônes américaines importées de la lucha libre.

Luchadores est un jeu de rôles, publié par le jeune (et très énergétique) éditeur Pulp Fever, en partenariat avec Onyria, qui s’inspire de la lucha libre pour donner naissance à un univers original. Ici, point d’histoire de gestion de carrière, de simples scénarios tournant autour du ring, des rosters et des coulisses des matchs, comme d’autres jeux de rôles sur ce genre de thématique. Si le ring et les matchs sont bel et bien  présents, l’idée de Luchadores est surtout de prendre assise sur cette culture, comme les films de luchasploitation, afin de tisser un décor “cohérent”. Dans l’imagerie mexicaine, les Luchadores sont d’abord des héros, des légendes, des investigateurs du surnaturel (et oui) qui ne se séparent jamais de leurs masque et affrontent toutes sortes de créatures, issues des bestiaires gothiques ou dignes des visions d’HP Lovecraft. On ne peut pas mieux imaginer la chose qu’en les comparant à l’univers d’Hellboy, avec ses personnages différents, aux prises (hu hu) avec des abominations sans nom. Mais attention ! Dans Luchadores, on ajoute également une bonne dose d’années 60, un soupçon de James Bond, de soleil et de plages de sable fin. Aventures, actions, épouvante, espionnage et voltige ! Pas de parodie, juste un vaste environnement où s’amuser et côtoyer Triangle des Bermudes, requins géants, savants fous et pirates !

Et comme je n’aime pas répéter ce que des gens disent mieux que moi, je vous conseille de jeter un oeil aux blogs de mes deux complices auteurs, où ils reviennent amplement sur Luchadores :

- Le blog de Julien Heylbroeck, initiateur du projet et qui est un peu mon padawan du catch

- Le blog de Romain d’Huissier, qui se couche à 22h mais qui aime vachement les divas de la WWE

L’écran 3 volets fourni avec le jeu !

Comme mes deux companeros reviennent amplement sur le thème, son pitch et son sommaire, je vous propose simplement de contempler la bête. D’autant plus que le bouclage s’est déroulé ce week-end et que je sais donc tout sur ce beau bébé.

Et quel bébé joufflu ! En effet, Luchadores prend la forme d’un livre format comics de 328 pages ! Avec une maquette qui claque signée Julien De Jaeger et Laurent Rambour. Il est doté d’une couverture à rabats couleur, ainsi que d’un encart couleur de 8 pages ! Et ce n’est pas tout, puisque le jeu est vendu carrément avec son écran, un trois volets, dont vous pouvez voir l’illustration ci-dessus. Le tout pour… 35,90 euros ! Enfin, niveau graphisme,  El Théo et moi-même nous sommes occupés de décorer l’ouvrage.

Mais alors on attend quoi ? C’est bientôt Noël !? Allez allez !

Le jeu est dans les rotatives et sera disponible vers le 15 décembre, peut-être même avant. Mais il est possible de le précommander dès à présent ,voire de harceler votre boutique préférée pour qu’elle se le procure (n’hésitez pas à leur faire connaître le jeu). Pulp Fever propose même un bonus à tous ceux qui précommanderont le jeu ! Toutes les infos sont ici.

Il y a même un forum où poser toutes vos questions.

Passez un réveillon de rêve avec des mecs en slip au pied du sapin ! Découvrez des investigateurs qui peuvent enfin faire un ciseau de tête ! Et à très vite pour le rush d’actu de ce mois de décembre, avec même du scénar Sable Rouge et Brain Soda.

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Catégories : Blog, Luchadores

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